Depuis le début du
XX” siècle, les gouvernements successifs, en France et
dans les principaux pays dits démocratiques, ont promulgué
des vagues de réglementations restrictives touchant les
propriétaires d'armes respectueux des lois. Pendant ce
même temps, les agissements criminels ont augmenté.
Si la détention paisible d'armes tend à être
sévèrement punie, la répression des agissements
délictueux et criminels est relativement négligée.
Les propriétaires d'armes de bonne foi et responsables
sont de plus en plus découragés de détenir
des armes à feu. Ils sont obligés d'une manière
sournoise à renoncer à leurs loisirs favoris ou
à entrer dans l'illégalité. Sous le prétexte
fallacieux de sécurité publique et même de
santé publique, et en violation des droits fondamentaux,
de multiples obstacles, parfaitement inopérants contre
les truands, sont opposés aux honnêtes citoyens.
Par un harcèlement bureaucratique croissant, une réglementation
hermétique et incohérente et une amplification d'une
bureaucratie aussi inutile que dispendieuse, les pouvoirs publics
des principaux pays industrialisés veulent harasser la
communauté des détenteurs d'armes, interdire arbitrairement
les types d'armes pouvant être détenus, limiter artificiellement
les catégories de personnes pouvant détenir des
armes et ainsi désarmer la quasi-totalité de la
population. L'objectif réel de cette entreprise liberticide
est bien de réduire au maximum le stock d'armes, toutes
catégories confondues, et de restreindre le plus possible
le nombre de détenteurs légaux.
Pour justifier leur programme liberticide,
véritable changement de paradigmes, les gouvernements et
les lobbies anti-armes ont fabriqué leurs argumentaires
sur des sondages faussés, des statistiques truquées,
des études falsifiées, l'exploitation de tragédies
et même de faits divers
dont le côté émotionnel est exagéré
à l'extrême, pour provoquer des peurs irrationnelles.
Ils ont créé la sensation erronée que les
armes sont une cause majeure de la criminalité, ce qui
n'est pas le cas. Ils ont créé la fausse impression
que les propriétaires d'armes sont une menace importante
pour la société, ce qu'ils ne sont pas. La
recherche du sensationnel, au détriment de la vérité,
dans les récits des médias a abusé le public
en lui faisant croire que les crimes à main armée
sont en augmentation. Ce qui est inexact. Le comble de
la désinformation est atteint quand les activistes prohibitionnistes
prétendent que de nouvelles restrictions plus coercitives
du droit aux armes résoudraient les problèmes de
la délinquance. Ce qui est manifestement faux. Aucune
des vagues réglementaires qui se sont succédés
depuis près d'un siècle, n'a enrayé l'usage
délictueux des armes, bien au contraire. Aussitôt
adoptée, la nouvelle réglementation est critiquée
pour son inefficacité à remédier à
la délinquance armée, objectif qu'elle ne pouvait
atteindre : " les délinquants ne se
procurent pas leurs armes dans le circuit commercial légal ".
En France, Il y a quelques millions de propriétaires
d'armes et plusieurs millions d'armes à feu régulièrement
déclarées et de fusils de chasse, et il n'y a annuellement
que quelques milliers de fait divers délictueux impliquant
des armes à feu, à rapprocher de quelques 3 millions
de crimes et délits.. Ces exactions impliquent quelques
centaines de personnes, généralement parfaitement
connues des services de police.
Quant aux accidents, si des mesures adéquates
pour en réduire le nombre doivent être recherchées
en permanence, les tireurs sportifs sont proches du zéro
défaut et les chasseurs français sont, avec les
Allemands, les bons élèves de l'Europe.
Le prétexte sécuritaire
ne résistant pas à l'analyse, les activistes prohibitionnistes
essayent maintenant de valider le mobile de la santé
publique. Ce subterfuge ne tient pas non plus à l'examen
des faits. Le Japon où le nombre de licences d'armes à
feu et à air comprimé est de seulement un demi million
détient le record mondial des suicides réussis.
La pendaison est le moyen le plus employé par les suicidés.
Les activistes prohibitionnistes mènent
une campagne de désinformation sur au moins 3 axes :
Vers la communauté des amateurs d'armes, qu'ils
essayent de leurrer et de diviser en prétendant que les
dispositions qu'ils veulent imposer ne les spolieront pas de leur
propriété, ni de leur liberté.
Vers le grand public, qu'ils trompent grossièrement
en donnant l'illusion que les armes poussent aux crimes et en
dénigrant les mêmes " porteurs de fusils ",
qu'ils essayent parallèlement de séduire.
Vers les politiques, qu'ils abusent en leur faisant croire
que la majorité de l'opinion, donc des électeurs,
est favorable à ces mesures prohibitionnistes et que le
petit nombre d'électeurs s'y opposant n'affecteront pas
leurs projets de re-élection.
Face à une menace globale, internationale
et absolue, la riposte doit être tout autant globale.
Il est impératif que non seulement les
amateurs d'armes, mais l'ensemble des citoyens se posent des questions
essentielles et recherchent par eux-mêmes les éléments
de réponses.
Pourquoi cet acharnement à désarmer des citoyens
respectueux des lois ?
Pourquoi cette volonté délibérée
de désarmer, au sens propre comme au figuré, les
forces de l'ordre ?
Pourquoi cette obstination tout aussi délibérée
d'annihiler les Forces Armées en les privant de moyens
et en les diluant au sein de structures internationales ?
Ce n'est qu'en démontrant et en révélant
l'étroite implication de la question des armes dans un
processus de plus grande envergure, dont la ligne directrice est
l'instauration d'une " servitude douce et paisible ".
*
* " De
la Démocratie en Amérique " citée
par Pierre Lemieux dans le Figaro - Economie du vendredi 8 décembre
2000.