I.F.A.L.
/ FAX ALERT.
BONNE ANNÉE 2006. Et que 2006 voit le triomphe de la Liberté,
et la fin de l'oppression des Amateurs d'Armes!
Préambule : De grandes difficultés de connexion sur le net et il faut dire la
complexité du décret du 23 novembre 2005, ont retardé la
diffusion de ce communiqué.
I-
LES RECOURS.
Tous mes remerciements à tous ceux qui
ont répondu avec autant de promptitude que de générosité à notre
appel à souscription pour financer ces recours.
Et à tous ceux qui ont posé de pertinentes
questions qui sont résumées dans le F.A.Q. :
1.1. Cadre de réflexions :
Ø
QUI ? (peuvent participer aux recours)
Toutes personnes majeures résidents ou ressortissants
de l’Union européenne.
Ø
QUOI ?
a) Des
recours en 2 temps :
1/ Recours contentieux devant le Conseil d’État,
après un recours gracieux auprès du ministre de l’Intérieur (outre
que cette voie de recours est intéressante, cette procédure permet
de bénéficier d’un délai de 2 mois supplémentaires pour préparer
le mémoire introductif d’instance contentieuse, fort complexe)
2/ Recours éventuel à se ménager le cas échéant
devant les juridictions européennes.
b) Une
action de lobbying tous azimuts. (cf. § III)
Ø
QUAND ?
a) Les lettres de recours gracieux doivent
parvenir, en recommandé avec Accusé de Réception
avant le 30 janvier 2006 terme de rigueur à : M. le
Ministre de l’Intérieur
Ministère de l'intérieur
Place Beauvau
75800 PARIS
Aussi, il fortement conseillé d’envoyer ces
lettres de recours gracieux le 23 janvier 2006.
- Pas avant, le recours contentieux devant
le Conseil d’État devant être fait dans les 2 mois suivant la
réponse du ministre (ou dans les 4 mois de la réception par ce
dernier de la lettre de recours gracieux en cas de non-réponse
un silence équivaut à un rejet)
- Pas après sous peine de forclusion. Le ministre
doit impérativement recevoir la lettre
de recours gracieux avant le 30 janvier 2006.
b) Le recours devant les juridictions européennes
ne pourra être éventuellement engagé que quand le Conseil d’État
aura rendu son arrêt.
Nous sommes sans illusion, si la Haute Juridiction
peut difficilement ne pas censurer les d'erreurs manifestes
de droit dont le décret du 23 novembre 2005 est truffé, pour
les questions de fonds les conseillés trouveront certainement
des arguties pour conforter la position de l’administration.
De plus en France les juridictions de
l’ordre administratif ne peuvent pas statuer sur la Constitutionnalité
des textes.
Mais les Cours européennes ne devraient
pas laisser passer les violations flagrantes du droit européen
dont la réglementation des armes en France est truffée.
C’est donc un combat de longue halène,
mais il peut être payant.
Ø
COMMENT ?
1° Étape : Envoyer votre lettre
de recours gracieux en recommandé avec A.R. au Ministre
de l’Intérieur (voir adresse ci-dessus).
2° Étape : Adresser une copie
de cette lettre et de l’Accusé de Réception
au Secrétariat de l’A.D.T. :
8 rue du Portail de Ville 38353 LA TOUR DU PIN CEDEX
ou
par Fax : 04.74.97.62.88
N.B. : Joindre une
photocopie de votre carte d’identité lisible (dans le cas contraire,
recopier les mentions) et une lettre de demande
d’assistance juridique
3° Étape : Envoyez au député
de votre circonscription et à tous les sénateurs
de votre département cette lettre.
Pour trouver votre député:
http://www.assemblee-nationale.fr/12/qui/circonscriptions/
et vos sénateurs :
http://www.senat.fr/somelus.html
Envoyez votre courrier par la poste ou à la rigueur par
fax, généralement les mails ne sont pas pris en
considération.
Il serait judicieux de leur adresser
cette lettre avant le 30 janvier.
4° Étape : Dès le mois de
février, la campagne de lobbying 2006-07 commence.
Notre droit aux armes et notre droit
de chasse ne seront pas absents des échéances électorales prévues
en 2007.
Ø
POURQUOI ?
Manifestement, depuis au moins 1998,
la politique suivie en matière de droit aux armes n’a pas varié.
Les gouvernements ont alterné, les fonctionnaires chargés du sujet
à la Direction des Affaires Juridiques et des Libertés Publiques
du ministère de l’Intérieur ont été mutés. Chaque poste concerné
a connu au moins 3 titulaires durant la période !
Et nos suggestions n’ont fait l’objet
que de réponses dilatoires, un véritable dialogue de
sourds <http://www.armes-ufa.org/ufa/actions/interieur.asp>>
Depuis 1998, au mépris des promesses
faites en 1995, cette politique tend officiellement à proscrire
« la détention d'armes à feu par les particuliers pour
des motifs sans lien avec la pratique de la chasse ou du tir sportif. »
Mais ni les chasseurs, ni les tireurs licenciés
ne sont épargnés par le véritable harcèlement administratif qui
leur impose des contraintes de plus en plus nombreuses.
Ainsi, le passage en 4e catégorie
de nombreuses armes de chasse, interdit leur acquisition, leur
détention et leur usage pour les chasseurs.
La multiplication des obligations inutiles
pour la détention d’armes des 1er et 4e
catégories, coffres, tirs contrôlés, demandes de renouvellement
d’autorisation au moins 3 mois avant l’échéance etc, n’a pour
objectif que de dissuader un grand nombre de tireurs sportifs.
Maintenant, l’interdiction à titre sportif,
des fusils, à canon lisse, à répétition doté d’un système dit
à pompe ouvre la voie à la prohibition d’autres armes pour le
tir sportif.
Le décret du 23 novembre 2005 contient
suffisamment de dispositions non prévues par le législateur et
parfois contraire à la loi pour être contesté.
Si nous ne réagissons pas vigoureusement cette
fois, l’acceptation de ces mesures inacceptables constituera un
précédant qui permettra à l’administration de donner libre cours
à sa furie prohibitionniste.
Enfin, un droit s’étiole quand il n’est pas
affirmé. Voir F.A.Q. : Q
III
Ø
COMBIEN ?
a) Les frais de procédures sont pris
en charge par l’ADT, pour ses membres directs et indirects (c’est-à-dire
qui sont membres d’une association adhérente à l’A.D.T U.F.A.).
Les seuls frais restants à la charge
des requérants sont les frais de timbres pour les lettres
de recours,
et d’assistance juridique.
b) Plus nous serons nombreux, plus notre
action aura du poids. Ce recours est un véritable acte de refus
de voir nos droits bafoués.
II. - IFAL-VOLONTAIRES
Pour mener à bien une action de lobbying efficace,
il est nécessaire de disposer d’un réseau de militants assurant
un maillage le plus étroit possible du territoire.
Le réseau existant n’est pas assez dense et
la bonne volonté de nos délégués ne peut pallier cette carence.
Aussi, un de nos administrateurs s’est proposé de coordonner l’action
de nos volontaires. Le Conseil d’administration a entériné cette
offre.
Pour en savoir plus contacter : Patrick
Pidoux : coordination.ifal@cegetel.net
Avec copie à ccra@infonie.fr
Pour en savoir plus consulter la fiche «IFAL-VOLONTAIRES » ,
III. LOBBYING.
Il faut mener dès à présent un lobbying de
terrain actif.
Nous sommes entrés dans une période préélectorale.
S’il y a plus de 6 candidats « sérieux »
au 1° tour des présidentiels, la qualification pour le 2° se fera
à quelques centaines de milliers de voix (200 à 300 000).
Quant aux législatives, plusieurs députés de
la majorité actuelle sont sur un siège pour le moins instable
et il semble avoir un début de fronde parmi beaucoup d’entre eux
contre les élucubrations « gauchisantes » et « tiers-mondistes »
de l’Élysée.
À nous d’exploiter cette situation.
CONCLUSION
Manifestement l’administration est surprise
par la forme de notre action.
En donnant peu de publicité au nouveau
décret, certains pensaient sans doute que leur manœuvre passerait
inaperçue. Les grands médias sont restés étrangement mués, étonnant
pour des mesures prisent, en principe, pour satisfaire le besoin
sécuritaire de l’opinion publique !
Il faut dire que la réglementation des
armes en France est une compilation de textes contradictoires,
où presque chaque texte est entaché d’illégalités par rapport
à un texte d’ordre supérieur. Cette remarque est valable pour
la loi, le décret de 1939 modifié en 2001 (L.S.Q. de M. Vaillant)
et en 2003 (L.S.I. de N. Sarkozi), comme pour le décret d’application
aujourd’hui contesté et les divers arrêtés….
La maxime « dura lex, sed lex »
ne s’applique donc pas.
Si la volonté affichée des différents
gouvernements en 1998, 2001, 2003 et 2005 est de proscrire « la
détention d'armes à feu par les particuliers pour des motifs sans
lien avec la pratique de la chasse ou du tir sportif »,
les chasseurs et les tireurs sportifs ne sont pas épargnés. Ils
sont continuellement harcelés tant dans la pratique de leur loisirs
que par la réglementation des armes.
En classant en 4e catégorie
de nombreuses armes de chasse tout en n’accordant pas d’autorisation
d’acquisition et de détention au titre de la chasse, les gouvernements
successifs privent les quelques 1,5 millions de chasseurs français
du droit de pratiquer avec des armes de leur choix utilisables
à la chasse.
De même, en multipliant des tracasseries
administratives, dont l’Etat s’exonère lui-même illégalement (obligation
du coffre [C.E. UNFDC, 25/03/02]), l’administration espère décourager
le plus grand nombre de tireurs sportifs. En introduisant, l’interdiction
d’acquisition et de détention à titre sportif de certaines armes
de sport, aujourd’hui les fusils dit à pompe, l’administration
prépare le terrain pour limiter notre droit des armes à des objets
« politiquement corrects » appeler
« armes de sport », concept cher
à messieurs Delplanque- Amat- Delnord Got et consorts.
Il devient de plus en plus patent que
nous en sommes plus à un contrôle des armes mais face à une véritable
prohibition programmée.
Seuls les combats non livrés sont
perdus d’avance et un droit que n’ont utilise pas se dégrade.
http://www.armes-ufa.org/ufa/faq/d05.asp
F.A.Q.
I. Quel est le coût pour les plaignants.
a) Pour
les plaignants nous confiant leurs intérêts,
les frais de procédures sont pris en charge par l’A.D.T., conformément
aux décisions votées par l’A.G..
b) Seuls les
frais de timbres, la lettre de recours gracieux
en recommandé avec AR et la lettre d’assistance juridique.
à adresser au secrétariat de l’ADT.
II. Qui peut participer aux recours ?
Tous les membres de l’A.D.T. directs
ou indirects (c’est-à-dire par l’intermédiaire d’associations
membres).
N.B. : Cette opération n’a
pas pour objet d’augmenter le nombre de cotisations, mais de rassembler
le maximum de plaignants. Aussi, les souscripteurs qui ne souhaitent
que participer aux recours contentieux, amis qui pour des raisons
qui leur sont personnelles ne souhaitent pas s’engager au delà
dans le combat global que mène l’A.D.T. n’ont qu’à l’indiquer.
III. Pourquoi ces recours ?
La modification du décret d’application
décret n° 95-589 du 6 mai 1995 du décret du 18 avril 1939, texte
d’ordre législatif, par le décret n° 2005- 1463 du 23 novembre
2005 est certes illégal, mais permet par de simple modification
non seulement de modifier la classification des armes par simple
arrêté, ce qui n’est pas nouveau, mais introduit une interdiction
pour la pratique du tir et par conséquence de la chasse de nouvelles
armes. Et ce point est une nouveauté, dont l’administration ne
manquera pas d’user si nous ne montrons pas notre détermination.
De plus, un recours effectué par une
minorité serait marginal et les plaignants marginalisés.
Il convient également de rappeler :
Qu’un droit subjectif, comme le droit
aux armes, ne devient effectif qu’à la condition d’être activement
revendiqué par ses détenteurs (RANGEON (F.), Droits-Libertés
et droits-créances : les contradictions du Préambule de la
Constitution de 1946, in KOUBI (G.) et autres,
Le Préambule de la constitution de 1946 : antinomies juridiques
et contradictions politiques, Paris, Presses
universitaires de France, 1996, p. 175.)
Seul un recours de masse aura la porter suffisante
pour faire prendre conscience à qui de droit l’importance qu’a
pour un frange non négligeable de la population, le droit aux
armes en France.
IV. Des droits concédés par décret.
L’essentiel de la réglementation des armes est régit par des textes
d’ordre réglementaires. Hors, « il
n’y a pas de droit acquis au maintien d’un règlement
» (C.E. Vannier 1961). Aussi, les dispositions réglementaires régissant notre droit aux armes
sont à la merci du bon vouloir de l’administration.
Seules les dispositions accordées par le Législateur ne peuvent être
modifiées que par la Loi.
Pour abroger un droit concédé par un décret
ou un arrêté, il suffit pour l’administration de respecter les
formes, c’est à dire d’abroger le droit par un texte de même valeur
que celui qui l’avait concédé.
Ce qui est le cas pour les articles modifiés
par le décret du 23 novembre 2005 (art. 28, art. 30 et art. 31).
De plus, par simple arrêté peuvent
être soumises à autorisation des armes actuellement en 8e
catégorie telles les copies à P.N. ou les
armes de la liste complémentaire…
Il suffit d’un incident médiatisé.
De même, si des calibres actuellement
en 5e catégorie sont
reclassés en 1e catégorie,
par un simple arrêté, les armes suivront de droit. (Les Canadiens
envisagent de classer le .338 en calibre militaire).
http://www.armes-ufa.org/ufa/campagne2006/recgra.asp