Pour faire passer les lois anti-armes, les
représentants du "GUN CONTROL" français
s'appuient sur des chiffres fantaisistes. Bruno LEROUX a en effet
déclaré lors des débats sur la LSQ (Loi de
Sécurité Quotidienne) en 2002 qu'il y aurait "4000
morts par armes à feu par an" en France.
En face, que disent les statistiques de mortalité officielles
de l'INSERM
en France?
Elles se basent sur la Classification Internationale des Maladies,
dans sa 9e révision (CIM9) en 1999.
Les décès par armes à feu sont codifiés
suivant le tableau ci-dessous:
| Non intentionnelle |
Blessures autoinfligées |
Attentats |
Autres formes de violence |
Intention non déterminée |
| E922 |
E955 (0-4) |
E965 (0-4) |
E970 |
E985 (0-4) |
L'interrogation de la base
INSERM sur l'année 1999, dernière année
connue en 2002 lors de la déclaration de LE ROUX retrouve
:
| Non intentionnelle |
Blessures autoinfligées |
Attentats |
Autres formes de violence |
Intention non déterminée |
| 100 |
2029 |
155 |
0 |
327 |
Soit un total de 2611.
Ce chiffre, en lui-même n'atteint pas les 4000 évoqués.
De plus, si on exclut les 2029 décès par blessures
autoinfligées, ou suicides qui auraient eu lieu de toutes
façons, le chiffre tombe à 582. Sur le nombre, combien
sont dus à des armes illégales non concernées
par les lois, ou par des interventions de police ou de guerre sans
rapport avec le tir sportif, la chasse, ou la collection?
Ces chiffres sont à rapprocher des décès par
accidents de la route en 1999 qui s'élèvent à
7852 morts dapres l'INSERM en 1999 (codes CIM9; 810 à 819,
en excluant les autre décès dus à des véhicules,
mais non classés en "accidents de la route"). On
le voit, la route est infiniment plus dangereuse que les armes,
et on se demande pourquoi les anti-armes n'ont pas d'abord cherché
à interdire l'usage des voitures et autres véhicules
à moteur. Toutes armes à feu comprises (fusils de
chasse, armes de collection, armes de tir sportif...), il n'est
pas certain qu'il y ait moins d'armes en France que de voitures.
On le voit clairement, les lois anti-armes discutées en
2002 ne résoudront aucun problème, et surtout, les
chiffres avancés par les parlementaires anti-armes, si on
les analyse, sont complètement aberrants.
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