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ite Français "non officiel" des Amateurs d'Armes: Chasseurs, Tireurs et Collectionneurs

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En réponse à l'émission de FRANCE 2 , animée par Sophie DAVANT du 19/9/2002, voici quelques commentaires.

Y A-T-IL TROP D’ARMES EN FRANCE ?

Il est difficile de répondre à cette question impertinente et quelque peu spécieuse.
Tout d’abord il conviendrait de pouvoir définir précisément ce qu’est une arme et en connaître précisément le nombre. Puis il faudrait déterminer pourquoi il y aurait trop d’armes.

  1. – Tentative de définition.
L’article 132-75 du NCP dispose : est une arme tout objet conçu pour tuer ou blesser. Est assimilé à une arme tout objet ... utilisé pour tuer, blesser ou menacer … »
et la loi n° 96-647 du 22 juillet 1996 y ajoute « l’utilisation d’un animal »

Cette définition pénale laisse une large part d’interprétation à la jurisprudence et ne permet pas une vision exhaustive des armes.

Si nous nous limitons aux armes à feu. Le Conseil économique et social de l’ONU (9° Cession Vienne 5-16 juin 2000  A/AC.254/4/Add.2/Rev.5) propose cette définition
« Toute arme à canon qui propulse un coup de feu, une balle ou un projectile par l’action d’un explosif, ou qui est conçue pour ce faire ou peut être aisément transformée à cette fin, à l’exclusion des armes à feu anciennes ou de leurs répliques.»
Les armes à feu anciennes ont été définies comme celles fabriquées avant le 1er janvier 1900.
La directive du Conseil du 18 juin 1991 dans son annexe I dresse une nomenclature cohérente d’autant plus qu’elle exclut ( point III) :
  1. les armes neutralisées ;
  2. les armes d’alarme, de signalisation etc… ;
  3. les armes antiques et leur reproduction.

Nous constatons que selon ces définitions, des armes à feu classées dans les 1°, 4° ,5°, 7° et 8° catégorie dans la législation française, ne devraient pas être régies par la réglementation des armes.
Ce qui améliorerait la visibilité.

  1. – Combien y a-t-il d’armes en France ?
M.Vaillant, ministre de l’intérieur du gouvernement JOSPIN a avancé le nombre 2.8 millions d’armes répertoriées (2 039726 soumises à déclaration et 762 331 soumises à autorisation)
(Réponse à la question du sénateur Ph Richert - n°32591 du 12/04/2001, page 1238).
Cette affirmation doit d’être nuancée, elle ne concerne que les armes soumises à autorisation ou déclaration. Ce qui exclu :
  1. Les armes longues à un coup par canon lisse qui sont certainement les plus nombreuses.
  2. Les armes « sans papiers ».
  3. Egalement, les armes anciennes et leurs copies. Mais dans ce cas il est communément admis qu’il ne s’agit pas d’arme proprement dit.
En revanche, il existe des erreurs de classification dans les fichiers des préfectures. Des armes sont souvent surclassées (des armes de 8° catégorie se retrouvent soumises à déclaration, voire à autorisation). Des armes ayant fait l’objet de cession dans les règles se retrouvent enregistrées au nom du cédant et de l’acquéreur, c’est à dire comptées 2 fois !.
Sur les 762 331 autorisations de détention nous ne connaissons pas le nombre en possession de personnes privées et celles détenues par des personnes morales (experts, sociétés du secteur de la sécurité) et des polices municipales et des autres services publics.
Il convient de noter également que les armes destinées aux spectacles (art. 27) ne permettant plus « le tir de cartouche à balle ou à grenaille » restent classées en 1° ou en 4° catégorie. Elles nécessitent une autorisation bien qu’elles ne répondent pas à la définition de l’arme à feu.
Avec ces éléments il est difficile d’extrapoler une quantité vraisemblable d’armes en France, fusil de chasse lisse inclus, même en excluant les armes anciennes.
D’après Dominique Venner, les seuls anglais auraient parachuté 418 083 armes de toutes sortes en France occupée. Que sont-elles devenues ? Et les armes des 2 conflits mondiaux dont la France a été le théâtre d’opération. Les armes ramenées des opérations extérieures depuis plus d’un siècle, et surtout celles rendu disponibles par l’effondrement du bloc de l’Est. Les armes légères disparues des stocks des armées du Pacte de Varsovie depuis une dizaine d’années suffisent à alimenter les pègres et les terroristes en tous genres pendant au moins un siècle !
En France, jusqu’en 1994, le nombre d’armes éprouvées variait entre 150 et 200 000 par an. Depuis ce nombre a diminué en moyenne de plus de 17 % par an. Il ne semble pas que durant la même période la criminalité, en France, ait baissé, au contraire !

  1. – Conséquences du nombre d’armes disponibles.
En 1998, l’ONU a publié une « Enquête internationale sur la réglementation des armes à feu » qui montre qu’il n’y a pas de rapport entre le nombre d’armes disponibles et le taux de mortalité par armes à feu.
Contrairement aux assertions non fondées des « anti-armes » la détention d’armes ne pose pas un problème de santé publique, ni d’ordre public. En France :
    1. –En France, si le nombre d’accidents mortels est toujours à déplorer. Les armes à feu ne sont pas considérées comme des objets domestiques dangereux où sont répertoriés des produits aussi anodins que les échelles, les cosmétiques etc… La pratique d’un sport avec une arme n’est pas non plus dangereuse comme l’atteste la modicité des primes d’assurances. Les accidents par balle au cours de la pratique du tir sportif sont rarissimes. La France compte le plus grand nombre de chasseurs et la plus forte densité de la Communauté Européenne, mais elle est avec l’Allemagne le pays qui compte le plus faible taux d’accidents. Pour les deux dernières saisons le nombre d’accidents mortels s’est élevé à 25 par an en moyenne contre environ 40 pour les 5 années précédentes.
    Ces bons résultats sont certainement à mettre sur le compte de forte tradition de la pratique ludique des armes dans notre pays.
      1. Dans tous les pays développés, la grande majorité des décès par arme à feu sont des suicides. En France, ils représentent 90 % des décès par arme à feu connus. Mais l’arme à feu n’est pas le moyen le plus fréquemment employé. Il serait hasardeux de voir un rapport entre la disponibilité des armes et le taux global de suicides. Le Japon où les armes sont pratiquement prohibées depuis leur importation au XVIII° et où il n’y aurait qu’un demi million d’armes à feu pour plus de 125 millions d’habitants, est en tête avec la France et le Québec pour le taux de suicides.
      2. Quant aux homicides, dans aucun pays développé leur majorité est perpétrée au moyen d’une arme à feu. De plus les statistiques mélangent les meurtres et les interventions légales. Bien sûr, l’exemple des Etats-Unis amène les commentateurs peu avertis ou de mauvaise fois à prétendre que le nombre d’armes engendre un niveau élevé de criminalité.
    Cette théorie est erronée.
    Le paradoxe américain est que le niveau de délinquance générale est comparable, voire inférieur à la norme des autres pays d’une part et d’autre part les taux d’homicides et de viols (rarement perpétrés avec une arme quelconque) sont plus élevés.
    L’excès de criminalité est à la fois circonscrite géographiquement - des zones déterminées du centre ville des Mégapoles – et socialement au bas de la hiérarchie (familles monoparentales vivant sous le seuil de pauvreté).
    Hors de ces zones le taux d’homicides américain est dans les normes des pays à « Revenu élevé » . Mais dans les « ghettos », il est comparable à celui de pays à moindre revenu  de la zone des Amériques (Brésil, Colombie, Jamaïque, Mexique).
    Mais les armes sauvent des vies. Non seulement, les Américains utilisent une arme plus de 2 millions de fois par an pour repousser un agresseur, mais sous les décombres du World Trade Center des policiers eurent la vie sauve en signalant leur présence en tirant avec leur arme de service…




    CONCLUSION.
    D’après l’Onu il y aurait 550 millions d’armes détenus par des citoyens dans le monde dont 250 millions aux USA. Toutes causes confondues, il y a un peu plus de 30 000 morts par arme à feu aux USA. Il n’y a donc pas de proportionnalité entre les morts et les armes détenues.
    L’exemple anglais renforce cette position. Depuis le « ban » de 1996 la criminalité violente a explosé en Grande-Bretagne. Dans les pays où l’accès aux armes est difficile, des moyens plus radicaux sont employés. En Chine, des amoureux délaissés font carrément sauter l’immeuble de leurs rivaux ou de leur belle !
    En France, la question des armes ne pose pas un problème ni à l’opinion publique, ni aux autorités. Les mesures restrictives sont imposées de l’extérieur. Un préfet l’a concédé lors d’un refus d’autorisation en le motivant :
    des politiques restrictives ont été adoptées dans le cadre d’accords passés en matière de détention et de circulation d’armes entre Etats 
    Dans les faits, le nombre d’armes à feu régulièrement détenues impliquées dans un crime est infime de l’ordre de 0.01 % à 0.04 %.
    La vraie question serait donc
    il y a-t-il trop d’armes illégales en possession des délinquants en France ?

    « Quand les armes sont hors la loi, seuls les hors la loi ont des armes ! »

Réponse adressée à Madame Sophie DAVANT

Dans aucun pays, le nombre d’armes à feu détenu est connu avec une précision satisfaisante. Dans les pays, où un enregistrement des armes a été imposé et où il existe un nombre important de détenteurs et d’armes, les erreurs sont nombreuses et les coûts importants. Au Canada le député Garry Breitkeutz () dénonce ces faits et les dépassements du budget (10 fois ce qui avait été annoncé lors du vote de la loi). En France, si le coût est inconnu, les fichiers des préfectures comportent beaucoup d’erreurs.
De plus, la réglementation française considère comme arme des objets qui n’en sont pas (simple élément d’arme, arme de spectacle ne permettant plus « le tir de cartouche à balle ou à grenaille », antiquité, voire simple jouet [arme à air classée en 4° catégorie à cause de la ressemblance avec une arme automatique]). En France, même le nombre d’armes détenues dans les règles n’est pas fiable.
Où est le problème ?

  • En 1998, l’ONU a publié une « Enquête internationale sur la réglementation des armes à feu » qui montre qu’il n’y a pas de rapport entre le nombre d’armes disponibles et le taux de mortalité par armes à feu.
  • Tout débat sur les armes renvoi à la question de la violence aux Etats Unis.
Le paradoxe américain est que :
  1. Le niveau de délinquance générale est comparable, voire inférieur à la norme des autres pays développés d’une part et d’autre part les taux d’homicides et de viols (rarement perpétrés avec une arme quelconque) sont plus élevés.
  2. L’excès de criminalité est à la fois circonscrite géographiquement - des zones déterminées du centre ville des Mégapoles – et socialement au bas de la hiérarchie (familles monoparentales vivant sous le seuil de pauvreté).
Pays continent, les USA ont une violence comparable d’autres pays de la zone des Amériques dans les « ghettos » des Mégapoles et semblable à celle des pays à revenu élevé ailleurs. Dans les 2 cas, dans le bas de la fourchette.
Le taux global d’homicides « sans arme à feu » y est supérieur par rapport aux pays développés.
  • En France, les « erreurs » (60 % des crimes commis avec les fusils à pompe, en réalité c’est avec les armes lisses), les statistiques truquées et les mensonges (la soi-disant récente étude selon laquelle il y aurait 43 fois plus de chances de tuer un ami qu’un agresseur. Ou les 4000 morts en l’an 2000 dont personne, pas même les services du ministère de l’intérieur, connaît l’origine des données !) des tenants du Gun Control démontre qu’il n’y a pas de problème.
  1. Si le nombre d’accidents mortels est toujours à déplorer. Les armes à feu ne sont pas considérées comme des objets domestiques dangereux où sont répertoriés des produits aussi anodins que les échelles, les cosmétiques etc… La France compte le plus grand nombre et la plus forte densité de chasseurs de la Communauté Européenne, mais elle est avec l’Allemagne le pays qui compte le plus faible taux d’accidents. Pour les deux dernières saisons le nombre d’accidents mortels s’est élevé à 25 par an en moyenne contre environ 40 pour les 5 années précédentes. La modicité des primes d’assurances concernant la chasse et le tir sportif atteste du faible risque de ces sports.
  2. Les suicides représentent 90 % des décès par arme à feu connus. Mais l’arme à feu n’est pas le moyen le plus fréquemment employé. Il serait hasardeux de voir un rapport entre la disponibilité des armes et le taux global de suicides. Le Japon où les armes sont pratiquement prohibées depuis leur importation au XVIII° et où il n’y aurait qu’un demi million d’armes à feu pour plus de 125 millions d’habitants, est en tête avec la France et le Québec pour le taux de suicides. Au Canada, une étude du professeur Jean Caron démontre que malgré les dispositions prescrivant l’entreposage sécuritaire de toutes les armes depuis 1991 que les armes à feu sont utilisées moins souvent, mais le nombre des suicides continue à augmenter, surtout chez les jeunes.
  3. Quant aux homicides, dans aucun pays développé leur majorité est perpétrée au moyen d’une arme à feu. De plus les statistiques mélangent les meurtres et les interventions légales. Au début des années 90, la délinquance générale aux Etats- Unis était dans la norme des pays développés. Au tournant du millénaire, elle est même moindre que dans plusieurs pays de l’Union Européenne. Même les homicides ont diminué bien que leur taux reste plus élevé que dans les autres pays riches. Mais durant la dernière décennie 5 millions d’armes à feu par an ont été achetées par les ménages américains. La plupart des états ont adopté une législation permettant le port d’arme dissimulée. Avec ces mesures pragmatiques la délinquance « banale » qui était, en 1990, au niveau européen, comme l’hyper violence ont diminué aux USA. Dans le même temps, les pays européens qui ont tous durci inutilement leur réglementation des armes ont vu cette délinquance augmenter. Le phénomène est patent au Royaume Uni.


CONCLUSION.
Il y aurait 550 millions d’armes détenues par des citoyens dont 250 millions aux USA, où il y a un peu plus de 30 000 morts par arme à feu. Il n’y a donc pas de proportionnalité entre les morts et les armes détenues.
L’exemple anglais renforce cette position. Depuis le « ban » de 1996 la criminalité violente a explosé en Grande-Bretagne. Dans les pays où l’accès aux armes est difficile, des moyens plus radicaux sont employés. En Chine, des amoureux délaissés font carrément sauter l’immeuble de leurs rivaux ou de leur belle !
En France, la question des armes ne pose pas un problème ni à l’opinion publique, ni aux autorités. Les mesures restrictives sont imposées de l’extérieur. Un préfet l’a concédé lors d’un refus d’autorisation en le motivant :
des politiques restrictives ont été adoptées dans le cadre d’accords passés en matière de détention et de circulation d’armes entre Etats 
Dans les faits, le nombre d’armes à feu régulièrement détenues impliquées dans un crime est infime de l’ordre de 0.01 % à 0.04 %.
Les vraies questions seraient donc
  1. Il y a-t-il trop d’armes illégales en possession des délinquants en France ?
  2. Pourquoi des accords internationaux pour désarmer des citoyens quand la paix civile règne ?


« Quand les armes sont hors la loi, seuls les hors la loi ont des armes ! »