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ite Français "non officiel" des Amateurs d'Armes: Chasseurs, Tireurs et Collectionneurs

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Mercredi 24 avril 2002

Aujourd'hui mercredi, grande réunion au ministère de l'Intérieur à laquelle participent les représentants du ministère de la Défense et de la Jeunesse et des Sports.

Le but est malheureusement une fois de plus de réduire, si c'est encore possible, la liberté des armes. Après l'annonce fracassante par le candidat Lionel Jospin à 3 jours du premier tour, nous pensions que nous avions atteint le fond du puits.
Ces fonctionnaires anti-armes, se sont jurés d'aller jusqu'au bout, et tant qu'il reste quelque chose de libre, c'est possible.

Qui
Sous l'impulsion de Pascal GIRAULT administrateur civil (*) au Bureau des Libertés Publiques du Ministère de l'Intérieur, le Ministre des Sports envoie ses grosses têtes avec son directeur de cabinet et son directeur des Sports. Il est vrai, que le ministère de tutelle des tireurs n'a qu'une idée en tête : supprimer les armes aux tireurs pour ne leur laisser que le .22 ce qui entraînerait la disparition d'un grand nombre de disciplines reconnues internationalement. Drôle de tutelle ! Mais que fait le ministre de la Défense dans tout cela ? Pas hostile aux armes, il ne veut déplaire à son collège de l'intérieur. Il reste donc plutôt sur la réserve, place aux ayatollahs et aux nomenklaturistes.
Mais en coulisse, ce sont surtout certains syndicats de police qui poussent à la roue, croyant que cette réglementation les délivrera du mal".
(*) Ministère de l'Intérieur, Direction des Libertés Publiques, 11, rue des Saussaies, 75008 Paris
Téléphone : +33 1 49 27 49 27 +33 1 40 07 60 60 Télécopie
+33 1 42 66 24 92
Quoi ?
Vous savez que l'idée est d'interdire la 1er catégorie. Pour supprimer un peu plus d'armes, et bien veut faire fait passer en 1er catégorie par un simple arrêté, des calibres qui sont depuis très longtemps en 4e catégorie, notamment : Les calibre 357 mag, 44, 38 spécial 32 S&W. Cela concerne des revolvers, mais aussi des armes d'épaule encore en 5e catégorie (bien que tirant des munitions de 4e) puisqu'elles tireront désormais des munitions classées en 1er catégorie. Et toute arme tirant une munition de 1e catégorie, est arme de guerre. Le fusil à pompe pourrait devenir une arme de guerre, on croit rêver !
La conséquence indirecte :
Les tireurs qui avaient bénéficié d'autorisations au titre de l'article 30 et qui pouvaient chasser avec des armes de 4e catégorie, ne pourront plus garder leur arme. En effet la catégorie de leur arme ne correspondra plus à leur autorisation.
Le système à cliquet !
Nous sommes dans une situation perverse :
Nous partons d'une arme dont la détention est libre. Subitement il faut la déclarer. Puis, elle devient soumise à autorisation, un jour on retire les autorisations et il faut la vendre. A qui ? puisqu'il n'y a plus de marché. Entre-temps, on vous oblige (pour rien) a acquérir un coffre fort, deuxième dépense inutile.
Mais tout le monde sait qu'en mécanique, le cliquet ne fonctionne que dans un sens, dans l'autre on ne revient pas.
Si le nouveau décret est publié avant les élections, il serait irréaliste de croire que le nouveau gouvernement revienne dessus, il sera devant le fait accompli. A moins que la mesure, tellement impopulaire ait fait débordé le vase et mette en péril l'élection des députés en juin prochain.
Quand ?
Il est vrai qu'il reste très peu de temps avant le deuxième tour. Qu'a cela ne tienne, on applique la procédure d'urgence ou seulement un rapporteur du conseil d'Etat planche sur le dossier, avec une date butoir à la clef.
Le décret pourrait donc paraître le 2 mai prochain, à trois jours du second tour.
Pourquoi ?
Le dogmatisme socialiste n'a pas permis de comprendre la leçon des élections. Trop enfermé dans l'idée que le tireur est un mauvais citoyen, même en se cognant la tête dans le mur, on continue d'avancer. Il est vrai qu'il est peut-être plus facile de s'en prendre à des tireurs que de limoger un préfet et un directeur de la réglementation. Ce serait alors reconnaître la faute de l'administration. Or elle est sans faute, puisque c'est la faute des autres.
* L'administration a commis une faute dans l'affaire de Nanterre,
* L'état est responsable de ne pas avoir lutté efficacement contre le trafic d'armes illégales avant Vannes.