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La guerre de l'obscurantisme contre la liberté est déclarée.
Après l'usage des kamikazes pour assassiner le Commandant
MASSOUD en Afghanistan le 9 septembre 2001, puis l'assassinat de
milliers de personnes aux USA le 11 septembre 2001, l'arme biologique
est utilisée.
L'anthrax (maladie du charbon en français) est utilisé
par envoi postal, sous forme de poudre. Plusieurs personnes sont
contaminées. Heureusement, la poudre de spores tombe rapidement
au sol, sauf si elle est dispersée en altitude, par exemple
par un avion d'épandage, comme semblaient le préparer
les terroristes islamiques aux USA. Lors d'un accident en Russie,
une centaine de personnes ont été contaminées
sur 500 kilomètres.
En France, que faire?
L'"anthrax", tel que les médias
le nomment à la suite des événements terroristes
des USA, est en fait une traduction erronée en français
de la "maladie du charbon". "Anthrax" en français
signifie en réalité "agglomération de
furoncles", ce qui n'a rien à voir avec la "maladie
du charbon".
La maladie du charbon peut se transmettre par contact avec la bactérie
responsable, Bacillus Anthracis. Bacillus Anthracis
peut dans certains cas se transformer en spores très résistants,
ce qui permet de les incorporer à une poudre. Des spores
qu'il a été possible de cultiver, ont été
retrouvés en Ecosse, datant du XIVe siècle. Des spores
subsistent naturellement dans la nature.
Trois voies de contamination sont possibles: cutanée, digestive,
respiratoire.
La voie cutanée est le moins grave et ne tue que dans moins
de 1% des cas sous traitement. Il s'agit d'une lésion cutanée
noire de nécrose, d'où le nom de "charbon".
La voie pulmonaire est la plus grave. Elle tue dans 75 à
100% des cas déclarés. C'est la voie qui peut se produire
dans le cas de contact avec une poussière de spores, et d'inhalation,
comme cela se présente aux USA. Il est donc important d'en
faire le diagnostic avant que la maladie se déclare, dans
la phase d'incubation qui peut durer 2 ou 3 jours. Ce qui évoque
le diagnostic est donc avant tout le contact avec une poudre inconnue,
puis l'apparition de fièvre, maux de tête, malaise,
douleurs musculaires, parfois de toux, éventuellement un
dème du thorax. L'apparition d'une difficulté
intense pour respirer signifie la fin de l'incubation, et la mort
dans un fort pourcentage des cas.
La voie digestive peut se voir dans le cas de l'ingestion de la
bactérie. La mort survient dans 50% des cas. Les signes d'incubation
sont voisins de ceux de la forme pulmonaire, avec une localisation
abdominale: douleurs, vomissements, ascite, dème scrotal.
Le diagnostic de certitude se base sur l'isolement de la bactérie
et de sa toxine dans le sang, mais il est préférable
dans les cas graves, de traiter avant.
La bactérie est très sensible aux antibiotiques,
mais sa manipulation génétique ou biologique peut
permettre de sélectionner des résistants. Des résistances
à la pénicilline sont fréquentes. Le traitement
repose actuellement sur les antibiotiques préférés
qui sont la ciprofloxacine (CIFLOX® 500mg 2 fois par jour et
chez l'enfant de moins de15 ans 20 à 30 mg/kg/j sans dépasser
1g/j), l'ofloxacine (OFLOCET® 400mg 2 fois par jour), la lévofloxacine
(TAVANIC® 500mg 2 fois par jour), la doxycycline (plutôt
en deuxième intention DOXY®, DOXYCYCLINE®, DOXYGRAM®,
GRANUDOXY®, MONOCLINE®, SPANOR®, TOLEXINE®). La
doxycycline est contre-indiquée chez la femme enceinte. Dans
tous les cas, l'avis d'un médecin sera demandé avant
la prise de ces médicaments qui ne sont pas dénués
de contre-indications et d'effets secondaires indésirables.
Dans le doute, un traitement d'épreuve peut être administré,
avec le risque cependant de sélectionner des souches résistantes
plus délicates à traiter. La durée du traitement
est de 8 semaines.
Louis Pasteur a mis au point un vaccin
en 1881. Il est disponible à usage animal. Actuellement,
les Anglais fabriquent un vaccin à usage humain, mais il
est réservé aux militaires du fait d'effets secondaires
notables. Dans le cas d'une contamination terroriste, il ne pourrait
de toutes façons pas être administré actuellement
à des millions de personnes instantanément. Il serait
nécessaire d'en constituer auparavant des stocks suffisants.
Les fiches de l'AFSSPS
précisent qu'il n'existe pas de vaccin!
Une voie de recherche thérapeutique repose sur la neutralisation
de la toxine. En 2001, elle est en cours. Les événements
actuels permettront certainement , espérons-le, d'en activer
l'évolution.
Après le diagnostic, le médecin doit procéder
à la déclaration obligatoire. Il peut trouver la fiche
sur le site de l'Institut
de Veille Sanitaire: http://www.invs.sante.fr/do_fr/index.html
Vous pouvez consulter le site du Ministère de la Santé:
http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/biotox/maladies.htm
Mais aussi le site de l'AGENCE
FRANCAISE DE SECURITE SANITAIRE DES PRODUITS DE SANTE:
et surtout les Fiches
de prise en charge thérapeutique du PLAN
BIOTOX.
Le dossier
de l'Institut Pasteur
Une description par les Professeurs de bactériologie de
l'Université Paris V: http://www.uvp5.univ-paris5.fr/MICROBES/Diagnostic/Bacillus/Bacillus.asp
Peste, tularŽmie, brucellose, agents des fivres hŽmorragiques,
variole, toxine botulique pourraient également être
employés.
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