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5 septembre 2001
COMMUNIQUE DE PRESSE
ASSOCIATION DE TIREURS
&
UNION FRANCAISE DES AMATEURS D'ARMES
A la suite du drame
de Béziers (Cf tf1.fr), les Français semblent
découvrir avec stupéfaction que des individus pouvaient
détenir des armes de guerre récentes.
Ce matin, Madame Royal a eu une idée " novatrice ",
proposer la remise volontaire des armes. Ce fantasme onusien du
" buy back ", adopté par l'Administration Clinton,
vient juste d'être abandonné aux USA pour son manque
d'efficacité.
En matière de sécurité, les dirigeants français
suivent scrupuleusement depuis des années la doctrine "
angélique " de la fondation Milton S. Eisenhower, c'est-à-dire
transposent mécaniquement en France des solutions américaines
- fondées sur une idéologie partisane et une analyse
erronée du problème - qui ont lamentablement échoué
aux Etats-Unis et n'ont réussi nulle part.
Au cours de la dernière décennie, plusieurs pays industrialisés
ont adopté des législations liberticides par rapport
au droit aux armes, les résultats ont été partout
identiques. Loin d'être réduite la criminalité
est en forte augmentation et se développe un marché
parallèle, alimentant non seulement la pègre et les
terroristes de toutes origines, mais également des citoyens
sans antécédent ni velléité criminels.
Un double effet pervers a partout été constaté.
a.. Dans les pays prohibitionnistes, la majorité des particuliers
qui ne sont ni tireurs sportifs, ni chasseurs ne peuvent pas acquérir
légalement des armes à feu. Devant la montée
de la criminalité violente, " le marché noir
connaît des jours florissant ", comme le constate le
magazine belge FIRE de juillet-août 2001. Et quant à
être dans l'illégalité, autant l'être
pour quelque chose de valable, avec la mise sur le marché
d'armes militaires provenant de l'ex-pacte de Varsovie ou d'Asie,
l'offre est pléthorique, les prix baissent et la demande
d'armes de guerre récentes augmente.
b.. La chute des prix " démocratise " ce genre
de matériels et le rend accessible aux petits délinquants.
Comme tous les trafics illicites internationaux (drogues, traite
des êtres humains, trafics d'ouvres d'art, etc.) sont liés,
ces marchés " noirs " s'auto-alimentent et s'instaurent
parfois un troc de marchandises illégales au niveau international
(p.e. drogue contre ouvre d'art ou armes de l'Est contre drogue
du sud) ou domestique (drogue contre armes).
Manifestement les prohibitions n'ont non seulement pas atteint leurs
objectifs, mais ont contribué à aggraver la situation.
Assurément les actions conjuguées de l'O.NU., qui
amalgame les armes de guerre les plus récentes aux armes
ludiques parfois centenaires et de certains gouvernements, loin
de lutter contre la criminalité transnationale l'alimentent
et la renforcent.
Notre Constitution n'autorise seulement à la loi " de
défendre les actions nuisibles à la Société
", il semble que se serait une interprétation hardie
si le législateur se croit permit de prendre des dispositions
néfastes à la Nation.
Au printemps, le gouvernement a présenté un "
véritable inventaire à la Prévert " sous
la forme d'un projet de loi dit de la " sécurité
quotidienne ". Aucune mesure envisagée n'aurait pu empêcher
les évènements dramatiques qui ont ensanglanté
le pays depuis. Seul l'amendement, du député du Vaucluse
Thierry Mariani sur la déclaration des raves, aurait pu avoir
un effet positif. Il a été repoussé !
Les Français ne réclament pas à leurs gouvernants
une obligation de résultat, mais comme nos associations l'écrivaient
en avril 2001 aux parlementaires de tous bords :
" Les citoyens, détenteurs d'armes ou non, veulent des
décisions politiques efficaces, en matière de sécurité
comme pour d'autres problèmes, pas de grandes déclarations
idéologiques, surtout si ces dernières violent les
Libertés Publiques. Qu'en serait-il, s'il était démontré
que les effets de telles décisions sont inverses aux intentions
proclamées ? "
En 1993, le professeur Pierre Lemieux avait déjà décrit
la réglementation française des armes, comme une "
belle cacophonie de contrôles et d'interdictions dont le criminel
n'a que faire mais qui accablent l'honnête citoyen. ".
( Le Droit de porter des armes, éd. Les Belles Lettres)
Il faut savoir :
1.. Que sont considérés, en France comme " armes
de guerre ", des matériels conçus et fabriqués
au XIX° siècle, déjà obsolètes lors
de la 1° GM ! Et ces vénérables pièces
de collection (ex : Le Lebel 8 mm, mle 1886 qui est en vente libre
en Belgique) sont contrôlées et soumises aux même
contraintes que des armes modernes sortant de manufacture ! !
2.. Que si la fabrication d'armes de tir ou de chasse nécessite
une main d'ouvre hautement qualifiée, la réalisation
d'une arme automatique " rudimentaire " (Sten, Mac 10)
relève de la simple mécanique, réalisable par
un ouvrier peu expérimenté. Et la confection d'un
lance-roquettes " rustique " avec une munition "
artisanale " est du niveau d'un " bricoleur du dimanche
" avec des matériaux librement disponibles dans le commerce
!
3.. Qu'en France, les lance-roquettes n'ont jamais été
légalement accessibles aux personnes privées, particuliers
ou entreprises. Leur possession dans les mains de hors-la-loi dangereux
démontre l'inefficacité des lois prohibitives visant
uniquement les citoyens respectueux des lois.
Pendant que les forces de police et de gendarmerie et les fonctionnaires
des préfectures perdent leur temps et dépensent des
deniers publics, à contrôler les détenteurs
d'armes respectueux des lois et des objets dénués
de dynamisme propre, pas plus dangereux que beaucoup de marchandises
disponibles dans le commerce, les délinquants peuvent agir
impunément. Il serait tant d'abandonner des " expériences
" mises en ouvre depuis près d'un siècle et qui
n'ont réussi nulle part et n'ont fait qu'aggraver le problème.
Quand elles n'ont pas débouché sur des génocides
qui ont eu au XX° siècle pour préalable une prohibition
des armes pour la population persécutée !
Mardi 4 septembre 2001
Jean-Jacques BUIGNE (Président de l'UFA)
Hervé SENACH (Vice-Président de l'ADT)
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