|
L'ETAT DES OPERATIONS.
A la fois, l'Oligarche et le Tyran
se défient du peuple et le privent donc de l'accès
aux armes.
-Aristote
De tous temps, les entraves au Droit fondamental
pour tout homme libre de détenir des armes sont allées
de paire avec l'étatisation de la société.
Au cours des années Ô'Clinton-Gore'', un lobby
international Gun Control s'est fortement développé.
Avec l'arrivée d'une nouvelle administration, manifestement
plus respectueuse du Bill of Right et les échecs
répétés des recours devant les tribunaux
(lawsuit) contre les fabricants et commerçants
en armes à feu, la stratégie de cette mouvance a
évolué.
Constatant avec réalisme, que même
à l'ère de l'administration Clinton-Gore, seul le
" juvenile justice bill" voté par le Sénat,
dans le mois qui a suivi la fusillade de Colombine, Col, a dépassé
le travail en commission, mais n'a pas été adopté
par la Chambre des Représentants. Les lobbistes du Gun
Control ont observé que :
" Le combat pour le Contrôle des
armes se livre dans des endroits différents avec des méthodes
différentesÉ".
Il semble que la stratégie de l'ère
" post-clintonienne ", du lobby Gun Control s'oriente
de la façon suivante :
- Aux Etats-Unis, faire passer des mesures de contrôle des
armes dans les Etats, les Métropoles et les Comtés
où les défenseurs du 2¡ Amendement sont minoritaires.
- Dans les autres pays, relancer les mesures liberticides en gestation
dans les années Clinton.
La menace actuelle se présente
donc toujours sous la forme de la combinaison de la tactique
des dominos et de la tactique du saucisson.
- Par la tactique du saucisson multiplier les contraintes
sur les détenteurs d'armes et accumuler les restrictions
quant aux types d'armes pouvant être détenues. Le
but étant d'éroder la communauté des amateurs
d'armes.
- Par la tactique des dominos supprimer les zones
de liberté dans des nations " souveraines ",
dans des Etats de l'Union, dans des Cités ou dans de simples
districts. Le but est de saper des pans entiers de la liberté
de détenir des armes.
Incontestablement, la mode du printemps 2001,
que le lobby Gun Control essaye d'imposer se dessine selon deux
axes :
- Restreindre le commerce légal ;
- Imposer de mesures d'entreposage soi-disant sécuritaires.
La restriction du commerce légal
concerne à la fois l'installation des détaillants
(AB 22, en Californie) les ventes aux enchères (projet
Belge), les bourses aux armes (c'est ce qui marche le mieux aux
U.S.A. ; la Suisse est également menacée), les
transactions entre particuliers (SB 100 au Delaware ;
SF 488 en IOWA ; HB 151 au Tennessee, mais aussi
en Suisse où un projet de modification des dispositions légales
est en discussion). En France, le projet de loi " relatif à
la sécurité quotidienne " prévoit le tout
et également ce qui suit.
Les mesures d'entreposage, soi-disant sécuritaires
spécifiques aux armes, n'ont partout où elles seront
adoptées, comme seul objectif de pénaliser les détenteurs
légaux d'armes. Aux Etats-Unis, les législatures d'Etats
ne sont pas laisser tromper. Les parlementaires de Louisiane
ont rejeté deux propositions de ce type la SB 424
(obligation d'entreposage sécuritaire) et la SB
425 (pénalisation des propriétaires
d'armes quand un enfant provoque un accident ou un crime avec).
La Commission des lois du Rhode Island, Etat du Nord-Est,
a rejeté, par 17 votes contre 3, le H 5580 qui
allait dans le même sens. En France, la modification de l'article
15 du décret loi du 18 avril 1939, qui va être soumise
à nos élus, va beaucoup plus loin. Puisque cette obligation,
inscrite dans un texte législatif et précisée
par décret, permet l'application de l'article 223-1 du code
pénal qui dispose : " Le fait d'exposer directement
autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures
de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité
permanente par la violation manifestement délibérée
d'une obligation particulière de sécurité ou
de prudence imposée par la loi ou le règlement est
puni d'un an d'emprisonnement et de 100 000 F d'amende. "
Même, s'il n'y a aucun préjudice (de nature à
entraîner), car s'il y avait préjudice, s'ajouteront
des dommages et intérêts !
C'est à dire qu'un cambrioleur pourrait
sur le fondement de cet article 223-1 du code pénal porter
plainte contre sa victime, qui aurait " laissé traîner
une ou deux cartouches au retour de la chasse " ! ! !
Souscrire une assurance protection juridique, dans
de telle condition ne semble pas un luxe. Nous contacter1 !
Si avec un tel programme vous n'adhérez
pas massivement à une de nos associations, vous serez non
seulement coupable, mais responsable. Et doublement, parce
que vous aurez été averti !
Les seuls combats perdus d'avance sont ceux qui
ne sont pas livrés. On ne choisit pas entre la lutte et le
déshonneur.
Pour finir, je me réfèrerai à
la conclusion du Président de ProTELL, Hansruedi Sollberger,
citant le "Guillaume Tell" de Schiller2: " Nous
pourrions beaucoup si nous étions ligués. Les faibles
qui savent s'unir deviennent les puissants. "
Et n'oubliez pas :
" Si vous ne vous battez pas pour le droit
quand il est possible de vaincre facilement sans effusion de sang,
si vous ne voulez pas vous battre quand la victoire est sure et
pas trop coûteuse, il pourrait arriver que vous deviez vous
battre avec toutes les chances contre vous et seulement une faible
chance de survivre. Il se pourrait même, que vous vous retrouviez
dans une situation encore pire : vous pourriez avoir à vous
battre quand il n'y a aucune chance de victoire, car il vaut mieux
périr que de vivre comme des esclaves. " Winston
Churchill
1 Pour nous contacter, voir les adresses
du bulletin Adhésion
& Abonnement.
2 " Stauffacher:
Wir könnten viel, wenn wir zusammenstünden. Verbunden
werden auch die Schwachen mächtig. "
Conclusion au discours de bienvenue à l'Assemblée
Générale annuelle de ProTELL, qui a eu lieu à
Bern le 24 mars 2001. Aimablement invité à cette manifestation,
j'en ai conclu que nous avons beaucoup à apprendre de nos
amis Helvètes.
|