DECES
PAR ARMES A FEU.
Manifestement,
lorsqu'on est incapable de résoudre un problème réel,
on recherche une menace imaginaire. Le péril étant
inexistant, on escompte pouvoir annoncer l'avoir vaincu. C'est manifestement,
une des causes, mais pas la seule, du projet de loi relatif à
la sécurité quotidienne.
" Tout
d'abord, le gouvernement entend s'opposer à une croissance
du nombre d'armes à feu, qui - rappelons le - provoquent
près de 4 000 décès chaque année
en France, par homicide, accident ou suicide. "
Avec
une technique de désinformation confirmée, il est
procédé à l'amalgame de faits sans rapport
entre eux (autre que l'arme) et asséné des affirmations
non fondées. C'est comme si pour les décès
dus à l'automobile, il était confondu les accidents
de circulation, les suicides, les poursuites avec les forces de
l'ordre, les accidents sur circuit et les " rodéos ".
D'après
les données en notre possession (Base SC 8, INSERM de 1979
à 1997) le nombre de décès pour les 3 rubriques
semble exagéré. D'autant plus, que ces données
concernent les décès survenus sur le territoire français,
non les évènements qui s'y sont produits. Il convient
également de préciser que les données de l'INSERM
constatent la date du décès et non celle du fait générateur.
- Ð ACCIDENTS.
En
France, traditionnellement, les accidents occasionnés par
les armes à feu surviennent essentiellement lors de partie
de chasse La pratique du tir sportif, de compétition comme
de loisir, est une activité très sure. Le seul accident
mortel survenu, ces dernières années, à été
causé par l'explosion d'un pistolet défectueux, ce
n'est donc pas à proprement parler d'un accident causé
par un projectile d'arme à feu.
Cependant,
les chasseurs français sont, avec les Allemands, les plus
sûrs d'Europe. De même, la chasse est, parmi les activités
de plein air, une des moins risquées.
- Les activités
pratiquées avec des armes à feu ( tir & chasse
) occasionnent moins de morts ( # 40 morts par an ) que d'autres
loisirs de plein air.
|
|
Décès (1)
|
Disparus (2)
|
Total (1) + (2)
|
Blessés
|
|
Alpinisme
|
41
|
4
|
45
|
235
|
|
Descente en cayon
|
2
|
|
2
|
63
|
|
Escalade
|
4
|
|
4
|
38
|
|
Randonnée
|
46
|
10
|
56
|
696
|
|
S/Total
|
92
|
14
|
104
|
1032
|
|
Nautisme
|
500
|
N.C
|
N.S
|
N.S
|
|
TOTAL
|
592
|
N.S
|
N.S
|
N.S
|
Source
: PLAISIRS DE LA CHASSE N¡ 573 04/00
Les
chutes occasionnent à elles seules près de 10 000
décès par an en France, ce qui relativise grandement
les morts par armes à feu.
En
revanche, il conviendrait de s Ôinterroger sur la brusque augmentation
du nombre d'accidents en 1996 et 1997. Il serait hardi d'imputer
ses tristes " records " aux dispositions du décret
du 6 mai 1995, mais il faut tout de même constater que l'enregistrement
d'armes librement détenues depuis leur création, n'a
pas évité les accidents et ni responsabilisé
les imprudents, bien au contraire.
|
|
MOY.
[1986-95]
|
1995
|
1996
|
1997
|
|
H
|
48
|
44
|
68
|
78
|
|
F
|
4
|
5
|
12
|
8
|
|
Tot.
|
52
|
49
|
80
|
86
|
Source :
INSERM
Les
données de 1996 et 1997, doivent interpeller, le nombre de
décès le plus élevé entre 1985 et 1995
est de 66 et c'est une exception. Les résultats de la décennie
tournent autour de 50 avec un minimum de 39 décès
en 1990.
Le
peu d'impact, voire les effets néfastes, d'une réglementation
coercitive est donné par le Japon qui a annoncé dans
une enquête de l'ONU, 10 décès accidentels pour
550 000 armes régulièrement détenues dans le
pays, soit un taux de 1.8/100 000. A l'échelle française
(hypothèse : 20 M d'armes) cela correspondrait à
364 décès, soit 7 fois plus qu'actuellement et à
l'échelle des Etats-Unis ( 250 M d'armes) à 4 545
morts !
Le
" World Forum on the Future of Sport Shooting Activities ",
qui a étudié sérieusement la question, propose
une démarche qui semble avoir un certain succès :
prise de conscience des risques par les détenteurs d'armes
et formation par des programmes adaptés.
" Ce
n'est pas par la réglementation qui réduira le nombre
d'accidents : c'est l'entraînement et la formation sur le
maniement des armes. "
La
France, avec une moyenne de 52 accidents mortels, aurait un taux
de 0.087 / 100 000, bien inférieur au taux moyen constaté
par l'ONU dans son enquête internationale sur la réglementation
des armes à feu qui est de 0.2 / 100 000.
- Ð HOMICIDES.
Cette
rubrique est elle-même un agrégat d'évènements
divers, où sont additionnés les règlements
de compte entre truands, des actions terroristes, des meurtres
relevant du grand banditisme, des crimes domestiques comme des
interventions légales. Il ne semble pas que des données
plus détaillées soient disponibles dans le public.
Compte tenu de l'hétérogénéité
des composantes de cette rubrique d'une part et d'autre part du
faible nombre des observations, il est difficile de tirer des
conclusions fines. Cependant, il est notable que le nombre d'homicides
par armes à feu a décru au cours des 5 dernières
années connues (1993-1997) :
|
|
1993
|
1994
|
1995
|
1996
|
1997
|
Moy.
|
|
H
|
171
|
164
|
165
|
151
|
130
|
156
|
|
F
|
95
|
89
|
96
|
92
|
84
|
91
|
|
Total
|
266
|
253
|
261
|
243
|
214
|
247
|
Homicides
par armes à feu (source INSERM)
Et
il s'agit d'une tendance de long terme, comme le montrent les
moyennes mobiles (3 ans ; 5 ans et 10 ans), après
un sommet en 1984 (342) le nombre d'homicides par armes
à feu suit un trend décroissant pour atteindre un
point bas (214) en 1997, dernière année connue.
|
Moyennes
Mobiles
|
1981
|
1986
|
1991
|
1996
|
1997
|
|
Moyenne mobile 3 ans
|
216
|
310
|
254
|
252
|
239
|
|
Moyenne mobile 5 ans
|
|
291
|
250
|
251
|
247
|
|
Moyenne mobile 10 ans
|
|
|
270
|
251
|
245
|
Homicides
par armes à feu (source INSERM)
Pour
la période traitée par l'INSERM (1979 à 1997),
la moyenne est de 254 homicides ( 165 hommes et 89 femmes). Si
nous pouvons constater une forte augmentation + 73 % entre 1981
et 1984 ( + 144 décès) dans la première moitié
des années 80, puis une baisse de 1986 à 1987 et
des hausses isolées en 1989 et 1993, le trend semble s'être
stabilisé à une moyenne de 250 décès
/ an dans la dernière décennie connue. Après
la brusque hausse constatée à partir de 1982 pour
cumuler à 342 décès en 1984, la moyenne des
3 premières années, traitées par l'INSERM,
216 décès, n'a pu être retrouvée.
|
|
1981
|
1982
|
1983
|
1984
|
1985
|
1986
|
1987
|
1988
|
1989
|
1990
|
Moy.
|
|
H
|
140
|
149
|
183
|
229
|
211
|
176
|
170
|
134
|
174
|
169
|
173
|
|
F
|
58
|
95
|
97
|
113
|
100
|
101
|
102
|
81
|
101
|
78
|
93
|
|
Total
|
198
|
244
|
280
|
342
|
311
|
277
|
272
|
215
|
275
|
247
|
266
|
Homicides
par armes à feu (source INSERM)
Cependant,
il faut constater que 85 % des homicides constatés en France
ne sont pas dus aux armes à feu, et que le nombre de morts
causées sans l'emploi d'un objet quelconque est nettement
supérieur. Ainsi, près d'un homicide sur quatre
est réalisé par coups et blessures volontaires contre
un sur six au moyen d'une arme à feu. A notre connaissance,
aucune information n'existe sur l'origine des armes utilisées.
Déjà, en 1998, dans son rapport l'Inspecteur Général
Cancès déplorait le " défaut de statistiques
fiables (l'état "4 001", recueil des statistiques des crimes
et des délits centralisés par la Direction Centrale
de la Police Judiciaire ne distingue pas les catégories
d'armes dans les infractions commises avec arme à feu).
Il ne semble pas que la situation ait évoluée depuis.
Ce qui tenterait de démontrer la relativité du problème.
|
Homicides
|
1995
|
%
|
1996
|
%
|
1997
|
%
|
MOY.
|
%
|
|
Dont par armes à feu
|
261
|
14.87%
|
243
|
15.77%
|
214
|
17.30%
|
239
|
15.82%
|
|
Dont par coups et blessures
volontaires suivis de morts
|
419
|
23.88%
|
370
|
24.01%
|
274
|
22.15%
|
354
|
23.43%
|
|
TOTAL
|
1 755
|
|
1 541
|
|
1 237
|
|
1511
|
|
Source
Ministère de l'Intérieur et INSEM
A
la lecture de ces données officielles, du Ministère
de l'Intérieur et de l'INSEM, il est difficile de prétendre
que " les ventes d'armes de chasse et de fusils à
pompe augmentent et les incidents dramatiques se multiplient à
délai de plus en plus rapproché, symptômes
d'un désordre social et d'une insuffisance de la loi. "
Il
faut noter que la phase descendante amorcée en 1985, après
le record historique de 1984 (342 décès) s'est poursuivie
après l'arrêté du 8 janvier 1986 ait reclassé
en 8¡ catégorie, un certain nombre d'armes dont certaines
étaient jusqu'alors soumises à autorisation. Ce
fait, parmi d'autres, tend à démontrer que la violence
n'augmente pas nécessairement en cas de libéralisation
de la réglementation et que les criminels ne s'approvisionnent
pas dans le circuit légal, même s'il est entièrement
libre.
La
France, avec une moyenne de 247 homicides, aurait un taux de 0.41
/ 100 000, infiniment moindre que taux moyen constaté par
l'ONU dans son enquête internationale sur la réglementation
des armes à feu qui est de 4.47 / 100 000, plus de 10 fois
moins.
- Ð SUICIDES.
Dans
tous les pays développés, même aux Etats-Unis,
les suicides par armes à feu constituent la majorité
des morts par "balle". Aussi, les lobbies anti-armes mettent en
avant une raison de " sécurité sanitaire "
avec les mêmes techniques de désinformation.
Même
Thomas Gabor, référence des lobbies anti-armes canadiens,
dans son " rapport sur la littérature concernant
en particulier le Canada " étudiant " les conséquences
de la disponibilité des armes à feu " (1994)
reconnaît qu' " il faut faire preuve
de prudence en rapport avec la question de la disponibilité
des armes à feu et la question des taux de suicide ".
Les études de la " littérature " citées
sont pratiquement partagées quant à l'incidence
de la disponibilité des armes sur les suicides. Une étude
plus récente (1999) de Jean Caron, traitant du suicide
par armes à feu en Abitibi-Témiscamingue (Québec)
avant et après l'application de la réglementation
sur l'entreposage sécuritaire des armes à feu montre
que les plus de 45 ans n'ont pas changé leur mode de suicides
et que chez les jeunes le taux de suicides a augmenté,
surtout par pendaison chez les hommes et par empoisonnement chez
les femmes.
La
France, avec une moyenne de 2800 suicides, aurait un taux de 4.6
/ 100 000, nettement supérieur au taux moyen constaté
par l'ONU dans son enquête internationale sur la réglementation
des armes à feu qui est de 1.34 / 100 000, avec un maximum
de 7.23 / 100 000. Mais ce taux moyen recouvre des pays aux cultures
et aux niveaux de vie très différents. Le taux global
de suicides communiqué par l'étude de l'ONU est
de 10.95 / 100 000 et, à l'exception du Japon, tous les
pays au-dessus de ce taux moyen sont européens ou anglo-saxons.
Mais le pourcentage moyen de suicides par armes à feu qui
est de 18.66 % est largement dépassé par des pays
qui ont un taux global de suicides inférieur à 5
/ 100 000.
Si
nous comparons deux pays européens de cultures proches,
l'Espagne et la France, nous constatons : ces deux pays ont plus
d'un million de chasseurs et la même densité ( ~
1 chasseur / 13-14 hommes de 16 à 90 ans), mais que le
taux global de suicides est en Espagne de 5.92 / 100 000, dont
0.55 / 100 000 par armes à feu, contre respectivement 19.2
/ 100 000 et 4.6 / 100 000 en France.
Quand
nous savons que le Japon, où les armes à feu ont
été prohibées depuis leur introduction au
XVIème siècle, a un taux de suicide qui
se situe régulièrement autour de 20 / 100 000, soit
près de 25 000 victimes dont environ 50 par arme à
feu, il est difficile de prétendre qu'il y a une corrélation
quelconque entre le nombre d'armes détenu et le taux de
suicides.
En
France, il y a entre 120 000 et 150 000 tentatives de suicides
annuelles et de 11 000 à 12 000 suicides réussis,
avec un maximum en 1993 (12251 décès )et 1994 (12041décès
). Mais près de 40 % de ces suicides réussis sont
du à la " pendaison, strangulation et asphyxie "
(code CIM E953), soit 2 suicidés sur 5 contre 1 / 5 par
arme à feu.
La
France qui est dans le peloton de tête des pays développés
en la matière, connaît un problème de suicides
pas d'armes à feu. Nous pouvons constater que le nombre
de suicides réussis reste relativement constant. Les " suicides
par submersion " (code CIM E954) diminuent ( -26% en 10 ans),
et les " suicides par armes à feu et explosifs "
(code CIM E955) stagnent, mais les désespérés
ont recours à d'autres modes, pendaison, saut d'un
lieu élevé ou se précipiter sur un objet
en mouvement (train, métro etc..)
|
|
1988
|
1989
|
1990
|
1991
|
1992
|
1993
|
1994
|
1995
|
1996
|
1997
|
MOY.
|
Pendaison
|
4373
|
4363
|
4221
|
4242
|
4307
|
4554
|
4416
|
4405
|
4374
|
4409
|
4366
|
Submersion
|
1174
|
1070
|
1021
|
1025
|
991
|
948
|
1061
|
969
|
897
|
867
|
1002
|
Armes à Feu
|
2623
|
2818
|
2725
|
2737
|
2745
|
3123
|
2981
|
2943
|
2588
|
2556
|
2784
|
|
TOTAL
|
11599
|
11715
|
11403
|
11502
|
11644
|
12251
|
12041
|
11819
|
11279
|
11139
|
11639
|
(source
INSERM)
- Ð TOUS MOYENS.
De
ces éléments, nous pouvons conclure :
1)
Qu'il est faux de prétendre que les " armes
à feu, É provoquent près de 4 000 décès
chaque année en France, par homicide, accident ou suicide. "
En
réalité de 1979 à 1997 (L.T.), les homicides,
accidents et les suicides, cumulés ont occasionné
moins de 3000 morts annuels " par armes à feu "
(2979) dont près de 90 % (2664) dus aux suicides. Cette tendance
se confirme sur les 3 dernières années connues (C.T.)
avec une baisse, relative et absolue, des homicides ( C.T. :
239 et 7.95% ; L.T. : 254 et 8.52%), une forte hausse
des accidents ( C.T. : 239 et 7.95% ; L.T. : 254
et 8.52%) et une stagnation des suicides ( C.T. : 239 et 7.95% ;
L.T. : 2664 et 89.45%).
|
|
1995
|
1996
|
1997
|
Moy.
|
%
|
|
HOMICIDES
|
261
|
243
|
214
|
239
|
7.95 %
|
|
ACCIDENTS
|
49
|
80
|
86
|
72
|
2.39%
|
|
S/Total
|
310
|
323
|
300
|
|
10,34%
|
|
SUICIDES
|
2943
|
2588
|
2556
|
2696
|
89.66%
|
|
TOTAL
|
3253
|
2911
|
2856
|
3007
|
100 %
|
(source
INSERM)
2)
Qu'il est mensonger de déclarer que la " croissance
du nombre d'armes à feu " serait un " facteur
d'insécurité " !
Tout
d'abord, en France au cours de la décennie 90, sous l'effet
combiné de directive européenne, de lois et de règlements
liberticides le nombre de professionnels, armuriers, importateurs
et fabricants est en forte diminution et les quantités d'armes
mises sur le marché ont chuté des deux tiers. L'évolution
de la délinquance a manifestement suivit le mouvement inverse.
En
revanche aux Etats Unis, où 5 millions d'armes sont vendus
par an, la criminalité a diminué fortement.
Les
exemples de l'Australie, du Royaume-Uni et de l'Etat de Californie
montrent que l'adoption d'une législation restrictive est
toujours suivie d'une augmentation sensible de la criminalité
et de la " délinquance " violente. Aussi, "
l'exemple britannique [ mais également Australien, Californien
et d'autre] nous incite à ne plus hésiter ",
adoptons une législation cohérente et libérale.
Le
" théorème de Lott " semble universellement
vérifié " plus d'armes, moins de crimes ".
3)
Qu'il est fallacieux d'alléguer que le niveau de violence
contre soi-même ou envers autrui dépend de la sévérité
de la réglementation des armes !
Le
niveau de la criminalité est généralement élevé
dans les contrés où la réglementation sur les
armes est stricte. Ce constat vaut pour les Etats souverains, comme
pour les Comtés des Etats-Unis. Le tableau ci-dessous montre
que les pays les plus violents ont des taux de suicides faibles
|
Taux pour 100 000
PAYS
|
Avec armes à feu
|
Suicides
|
Homicides
|
|
Taux
Homicides
|
Taux
Accidents
|
Taux
Suicides
|
Taux global
|
%
armes à feu
|
Taux global
|
%
armes à feu
|
|
Brésil
|
25,78
|
0,75
|
0,44
|
0,63
|
70 %
|
29,17
|
88 %
|
|
Colombie
|
53,99
|
s.r.
|
1,86
|
3,67
|
51 %
|
70,92
|
76 %
|
|
Jamaïque
|
18,23
|
0,12
|
0,36
|
1,46
|
25 %
|
31,60
|
58 %
|
|
Costa Rica
|
2,57
|
0,29
|
1,61
|
6,54
|
25 %
|
5,52
|
47 %
|
|
Trinité & Tabago
|
3,42
|
0,54
|
0,08
|
8,08
|
1 %
|
9,48
|
36 %
|
|
Australie
|
0,36
|
0,11
|
2,38
|
12,77
|
19 %
|
1,92
|
18,82
|
|
Canada
|
0,6
|
0,13
|
3,35
|
12,88
|
26 %
|
1,99
|
30 %
|
|
Espagne
|
0,19
|
0,26
|
0,55
|
5,92
|
9 %
|
1,58
|
12 %
|
|
Finlande
|
0,87
|
0,12
|
5,78
|
27,28
|
21 %
|
3,25
|
27 %
|
|
France*
|
0,41
|
0,08
|
4,60
|
19,20
|
24 %
|
2.52
|
16 %
|
|
Pérou
|
1,06
|
0,02
|
0,1
|
0,42
|
24 %
|
1,41
|
75 %
|
|
Pologne
|
0,27
|
0,01
|
0,16
|
14,23
|
1 %
|
2,61
|
10 %
|
|
Royaume Uni
|
0,13
|
0,02
|
0,33
|
7,55
|
4 %
|
1,40
|
9 %
|
|
Japon
|
0,03
|
0,01
|
0,04
|
17,93
|
0,22
|
0,60
|
5 %
|
Source :
Nations Unis " enquête internationale sur la réglementation
des armes à feu " (ed. 1998)
( sauf pour
la France, qui n'a pas répondu à l'enquête,
données de l'INSERM et du ministère de l'Intérieur,
moyenne 95-97)
N.B. :
L'étude de l'ONU porte selon les pays sur les années
1994 à 1995, donc avant les lois restrictives
Pour
la France, dans la dernière décennie, 20 % des homicides
sont dus, à part pratiquement égales, au problème
Corse et au grand banditisme, lié principalement aux machines
à sous. La part des " petits délinquants ",
généralement multirécidivistes et passant au
crime, est difficilement quantifiable. Mais l'importance des coups
et blessures ayant entraînés la mort laissent supposer
que cette part est loin d'être négligeable.
Le
nombre d'accidents avec armes ne concernant (sauf au Brésil)
que quelques dizaines de cas par an et recouvrant des situations
fort diverses, ne peut donner lieu à une étude statistique
fiable.
Les
données croisées du tableau ci-dessus montrent qu'il
n'existe aucun lien (coefficient de corrélation négatif)
entre les homicides et les suicides, que l'on considère les
faits avec armes à feu ou globalement.
Ce
résultat mathématique prouve qu'il est artificiel
d'amalgamer les suicides et les homicides d'une part et qu'il est
déloyal de prétexter que les armes influent d'une
manière ou d'une autre sur la sécurité publique
ou sanitaire.
4)
Qu'il est erroné de soutenir que les armes à feu
sont le moyen le plus meurtrier à la disposition des criminels
!
Des
exemples tragiques, malheureusement non exhaustifs, montrent qu'il
existe des moyens plus radicaux que les armes à feu.
Oklahoma
City, (Ok) le 19 avril 1995, l'explosion du bâtiment fédéral,
Alfred P. Murrah, 168 morts dont de nombreux enfants d'une crèche.
Israël,
14 février 2001, un bus a été lancé
sur la foule dans une volonté délibérée
de tuer, 8 morts.
Santa
Barbara, (Ca) le 23 février 2001, un étudiant
fonce sur plusieurs condisciple avec sa voiture, 4 morts.
Pour mémoire,
parmi la douzaine de " fusillades aveugles " qui ont endeuillé
les U.S.A. entre 1997 et 1999, seulement Mark Barton a pu réaliser
seul, avec des armes à feu, un massacre supérieur à
celui du bus avec 9 morts, Atlanta, (Ga) le 29 juillet 1999. Les 2
jeunes déments de Littleton, Co, ont tué 12 personnes.
Mais le bilan aurait été beaucoup plus lourd s'ils avaient
utilisé les explosifs qu'ils avaient entreposés depuis
plusieurs mois dans leur High School. Il convient également
de préciser que ces " fusillades aveugles ", en milieu
scolaire, se sont généralement déroulées
dans des Etats où le droit constitutionnel de " détenir
et de porter des armes " est enfreint et toujours dans des lieux
(établissements d'enseignement) où le simple transport
d'une arme est interdit. Une loi fédérale interdit la
détention d'arme dans certains établissements (lieux
de culte, d'enseignement, bâtiments fédéraux).
En
Chine, où la détention d'armes privées
est interdite, les explosions criminelles se multiplient dans les
grandes villes chinoises du fait d'un terrorisme hétéroclite
qui va de l'indépendantiste musulman à l'amoureux
éconduit.
Ce n'est
pas le moyen utilisé qui tue, mais bien l'assassin et les
armes à feu ne sont manifestement pas le moyen le plus radical.
CONCLUSION.
Non
seulement aucune base objective ne permet de relier les problèmes
de sécurité publique ou de santé publique ni
au nombre d'armes détenu par les citoyens respectueux des
lois, ni à l'évolution de ce stock, mais toutes les
prohibitions récentes en la matière ont eu des effets
inverses au but sécuritaire qu'elles étaient sensées
poursuivre.
Les
raisons de cet échec prévisible sont multiples :
- Les lois
n'empêchent pas la criminalité, mais permettent
d'infliger des peines pénales si elles ne sont pas respectées.
Comme les criminels utilisent les armes pour commettre des forfaits
beaucoup plus sanctionnés que la simple détention
illicite d'arme, les sanctions en la matière même
disproportionnées ne sont pas dissuasives pour le grand
banditisme, mais liberticides pour les citoyens respectueux des
lois
- En violation
de l'article 5 de la Déclaration de 1798, ces lois
liberticides, en interdisant des " actions - qui ne
sont pas nuisibles - à la société ",
ne pénalisent que les citoyens respectueux des lois et
sont sans effet sur les criminels. Au contraire, en favorisant
un marché d'armes clandestin ces législations iniques
contribuent à faire prospérer les trafics illicites
internationaux (drogue, traite des personnes, Ïuvres d'art, armes
Ônon ludiques') dont les connexions sont avérées.
- Les lois
inutiles nuisent aux lois nécessaires. En distrayant
des ressources financières et humaines pour contrôler
les citoyens respectueux des lois, les moyens pour lutter contre
les véritables fauteurs de trouble font défaut.
Quant on n'assiste pas à des dérives condamnables
au sein même des ministères chargés de l'application
des lois.
- Le caractère
liberticide de ces lois est tel que des " créneaux
de liberté " sont laissés et les petits délinquants
en profite pour contourner la loi.
- Et comme
l'a fait remarquer Colin GREENWOOD, ancien chef d'une des polices
régionales anglaises et spécialiste de la législation
sur les armes : " A peine adoptée, la nouvelle
loi est critiquée pour son incapacité à réduire
l'emploi des armes à feu par les criminels. Or, non seulement
l'usage criminel n'était pas en hausse, mais la loi n'avait
pas visé, et ne pouvait pas viser cet objectif. Afin de
justifier de nouveaux contrôles, on blâme les lois
antérieures de n'avoir pas atteint des objectifs inavouables. "
- Quand un
bilan est dressé, il faut comparer l'actif et le passif
! Il est toujours question des morts par armes à feu, jamais
des vies sauvées grâce aux armes, ni de celles perdues
par défaut d'armes.
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