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GRANDE - BRETAGNE : Le BAN , le FIASCO
En dépit de l'interdiction des pistolets, ce type d'armes
est toujours facilement disponible au Royaume Uni. De plus, leur
utilisation à des fins criminelles est en constante augmentation.
Dans son édition du 31 décembre 2000 le "Guardian
Unlimited" (Gun
crime rockets to record high) notait :"les crimes
par armes à feu atteignent des niveaux records : les
meurtres, les blessures et les incidents constatés l'année
passée sont les plus élevés que nous ayons
connus. Le nombre des opérations armées de la police
ont aussi atteint des niveaux records" Et le 11 janvier
2001 le même journal rapportait même : " l'usage
d'armes de poing dans des affaires criminelles en grande Bretagne
a atteint son plus haut niveau depuis 7 ans"1.
Comment est-ce possible ? Quand en novembre 1997, l'interdiction
de la possession privée des armes de poing devint une loi,
décrite2 comme " le plus sévère
texte de loi sur le contrôle des armes au monde ",
l'intention affichée était la réduction des
crimes violents. Pourtant ces données ne sont que la partie
émergée de l'iceberg. Beaucoup de fusillades ne sont
jamais racontées parce que les victimes sont trop effrayées
pour se plaindre et les hôpitaux négligent de rapporter
les blessures par armes à feu à la police.
Contrairement à une idée reçue, le taux
des crimes violents est plus élevé en Grande Bretagne
qu'aux USA. Les criminels américains ne devancent leurs homologues
britanniques que pour les meurtres, même sans armes à
feu, et pour les viols3. Avec 42 homicides par armes
de poing l'année dernière, l'Angleterre et le Pays
de Galles ont un taux d'homicides par arme de poing 22,4 fois
supérieur à la France4, où il
y a plusieurs centaines de milliers d'armes de poing régulièrement
détenues par les particuliers.
" Moins d'armes, plus de crimes ". Cette
inversion du célèbre " théorème "
de Lott5, vient tout naturellement à l'esprit,
mais les effets pervers du ban de 1997 nous paraissent plus graves.
Il ne s'agit pas seulement d'une simple augmentation de la criminalité6,
mais le Royaume Uni s'est engagé dans un cercle vicieux qui
le conduit d'une culture ludique à une culture criminelle
des armes à feu. Cette mutation s'accompagne d'au moins
deux phénomènes inquiétants, à nos frontières,
l'émergence d'un marché clandestin des armes
à feu et de la banalisation de l'usage illicite des armes
dans la jeunesse.
Traditionnellement, le Royaume Uni avait une longue pratique sportive
des armes et une ancienne coutume du " non-usage "
des armes à feu par les policiers et les criminels.
Maintenant, un tiers des criminels anglais de moins de 25 ans est
armé et beaucoup d'observateurs pensent que l'ensemble des
policiers anglais porteront des armes de manière routinière
et ostentatoire avant 10 ans.
Un marché noir florissant : Le Sunday Times (UK)
du 16 janvier 2000, titrait " JUSQU'À 3 millions
d'armes illégales en Grande Bretagne ". La police
est consternée que l'amnistie décrétée
après le massacre de Dunblane7 en 1996, qui a
mené à confiscation 200,000 armes régulièrement
détenues, ait échoué à restreindre l'approvisionnement
en armes à feu de la pègre. Les criminels bénéficient
d'un flux régulier d'armes de contrebande de l'Europe de
l'Est, d'armes réactivées ou entièrement réalisées
dans des "usines" clandestines ou tout simplement volées.
Le Détective Directeur Keith HUDSON confie, " Nous
retrouvons des armes des pays de l'Est européen relativement
neuves - et parfois même dans leurs boîtes d'origine.
"
Le 15 janvier 2001 " The Independant " titrait
" la police agit pour endiguer la montée des
crimes par armes " et notait que " dans
les 11 derniers mois une équipe du Service de Renseignement
National Anticriminalité a compilé les détails
des armes et munitions saisies par la police et a conclu que le
niveau du marché noir des armes est bien plus élevée
que tout ce qui avait pu être prédit ".
Cependant, certains observateurs croient que seule la moitié
des armes utilisées dans les incidents armés sont
des armes à feu authentiques, les autres étant des
imitations. Les adversaires du " ban "
décrété après Dunblane7 disent
que cela n'a pas diminué la criminalité armée,
la pègre pouvant s'approvisionner à de multiples sources.
Les experts estiment que plus de recherches seraient nécessaires
pour évaluer précisément les origines des armes.
Kate BROADHURST, chercheur au Scarman Centre8, concède
: " Il est clair qu'il est peu probable que les Contrôles
sur les armes à feu légalement détenues auraient
beaucoup d'impact. " De leur côté, les
douaniers ne croient pas que la contrebande explique la masse d'armes
illégales et spéculent sur l'importance de l' " artisanat
domestique ". Les fonctionnaires du Home Officez,
quant à eux, affirment que la législation a tarit
une source d'armes importante pour la pègre. Mais
devant l'évidence que non seulement la criminalité
armée était faible avant 1997, et que seule une quantité
infinitésimale d'armes détenues légalement
était utilisée lors d'un crime, ils prétendent
maintenant que la prohibition des pistolets n'a jamais été
prévue pour combattre la criminalité, mais était
une réponse rapide à Dunblane7. Nous dirons
plutôt précipitée et inadaptée. Chris
PRICE, le président de l'Association des
Armuriers remarque avec justesse : " De la faute
d'une seule personne déséquilibrée7,
la prohibition des pistolets a été imposée.
Même le Home Office concède que cette loi ne réduira
pas les crimes qui impliquent armes à feu, ce ne sont
pas les criminels qui ont pâti, mais les commerçants
et les utilisateurs légitimes d'armes à feu.. "
Des criminels de plus en plus jeunes et de plus en plus armés.
Une récente étude du Dr Trevor BENNETT de l'Université
de Cambridge, pour le Home Office, a constaté que jusqu'à
un tiers des jeunes agresseurs a possédé ou a eu accès
aux armes à feu. Ces enfants sont si jeunes ils ne peuvent
pas obtenir un permis de conduire, une boisson dans un pub ou regarder
un film X. Beaucoup n'ont même pas la force pour maîtriser
les armes puissantes qu'ils possèdent. Si les blessures reçues
sont souvent superficielles, c'est parce qu'ils ne maîtrisent
pas encore leurs armes. Un policier commente : " beaucoup
d'entre eux ne les sont pas physiquement assez fort pour tenir les
armes. " Mais, ils montrent une connaissance inquiétante
du marché noir des armes, paraissent avoir des informations
de première main et de l'expérience.
Beaucoup des adolescents qui acquièrent des armes sont impliqués
dans le trafic de drogues. Les armes sont distribuées par
les trafiquants aux jeunes dealers qui transportent la drogue
sur leur VTT et s'en servent pour protéger leur territoire,
leur " marchandise " et eux-mêmes.
Une source de policière avoue : " Nous
savons qu'ils sont armés, mais ils sont difficiles d'attraper
parce qu'ils zigzaguent à grande vitesse à travers
les parcs ou les allées étroites ".
Il est vrai qu'il est plus facile de saisir une collection de pistolets
antérieurs à la 1ère Guerre Mondiale
chez un septuagénaire !
Les détectives disent que les armes modernes deviennent rapidement
des accessoires de modes entre les jeunes dealers de drogue. Des
adolescents se confrontent sur leur VTT en brandissant des armes
automatiques.
La prohibition, loin d'éradiquer la banalisation de l'usage
délictueux des armes, a conféré à leurs
détenteurs une aura particulière. Le simple fait d'en
posséder une, est un signe distinctif de bravade de l'ordre
établi9. Dans l'hypothèse où leur
démarche était réellement sécuritaire,
les promoteurs du " ban " ont commis
une grave erreur. Leur volonté de débanaliser les
armes, objet inanimé dénué de dynamisme propre
et d'usage ludique légitime, a certes réussi, ils
en ont fait un " tabou " que tous les délinquants
veulent violer. La possession d'une arme à feu est devenue
le symbole d'une caste " privilégiée "
hors de portée des " caves " qui seraient
soumis à des sanctions pénales disproportionnées,
s'ils transgressaient ce " tabou " En revanche,
ces peines sont non dissuasives et parfois même valorisantes
pour les criminels endurcis. Ainsi, le " ban "
a incontestablement créé une culture criminelle de
l'arme. En quittant le ludique pour le démoniaque, l'arme
à feu semble être devenue un instrument de revanche
pour les délinquants " exclus " de l'ordre
social.
Une culture criminelle des armes. Les armes à feu ne
sont pas l'apanage exclusif de l'univers de la drogue. Porter une
arme devient un symbole de virilité entre les bandes d'adolescents,
dans la même façon que les motos et les blousons de
cuir dans les années cinquante ou soixante. Elles sont utilisées
pour résoudre de mesquines disputes de vêtements, d'argent
et, le plus fréquemment, de filles. Un officier de police,
qui a travaillé dans ce domaine pendant huit ans, explique
: " Ils ne sont pas encore très mûrs. Avant
ils auraient utilisé un coup de poing américain. Maintenant
ils tirent ! "
Selon certains rapports, les adolescents portent des armes pour
le statut. Andrew BENNETT, consultant en matière de drogue,
constate : " je vois beaucoup plus d'accès aux
armes, surtout chez les jeunes. Aujourd'hui, elles sont utilisées
même dans des domaines où la drogue n'est pas la question
principale. "
Les délinquants ne sont pas les seuls à avoir recours
aux armes. Le 23 octobre 2000, le " Guardian Unlimited " observa
que " les patrouilles à pieds de routine se
faisaient armés à Nottingham , c'est la première
fois que cela arrive dans la métropole anglaise "
témoignant d'" un autre signe de l'accroissement
de la culture des armesÖ.une culture hors de contrôle".
C'est une autre tradition culturelle anglaise qui disparaît.
En 1829, Sir Robert Peel10 réorganisa la police
de Londres, et introduisit la notion " police consensuelle ",
les Anglais ont été fiers que leurs policiers ne soient
pas armés. Jusqu'à maintenant les policiers armés
n'étaient employés que pour les opérations
d'escortes, lors des interventions suite à des vols à
main armée ou à des menaces terroristes. Mais, la
nouvelle " culture des armes britannique " a
fortement et irrévocablement modifié la problématique
du maintien de l'ordre. Selon Ann Widdecombe " nous
avons atteint maintenant un stade ou les policiers doivent être
armés simplement pour faire leur travail "
Leurs armes sont portées de manière ostensible, " une
tactique destinée à rassurer le public et à
dissuader les criminels ". Un officier supérieur
de police se lamente : " C'est tellement dans
la tradition des " Bobbies10 " de
ne porter qu'un bâton et des menottes, armer les officiers
de police pourrait conduire à une dangereuse spirale de violence.
Si les policiers sont eux-mêmes armés les criminels
les devanceront en se procurant de plus puissantes et meilleures
armes " Manifestement, l'efficacité du " ban "
ne convainc pas grand monde.
Nous ne possédons pas actuellement de données officielles
permettant d'évaluer la propension des " honnêtes
citoyens " à braver le diktat du " ban "
et à s'armer clandestinement. Les quelques cas d'emploi " légitime "
d'armes illégalement détenues11 connus
ne permettent pas de dégager une tendance. Mais, les informations
recueillis de sources policières sur les flux du trafic illégal
et sur le stock d'armes illicites permettent de constater que les
volumes annoncés excèdent de beaucoup les besoins
de la pègre locale et de l'I.R.A12.. Ce constat
et l'exemple japonais13 laissent penser que les " honnêtes
sujets de Sa Majesté " se réarment.
" Quand le nombre de lois s'accroît, le nombre
de délinquants se multiplie. " (Lao Tsu)
Une insécurité en hausse et la Liberté en déclin.
La capacité des Britanniques à croire les fausses
promesses de politiciens, " plus de sécurité
grâce à une limitation des libertés individuelles ",
reste pour beaucoup un mystère14. Grâce
à la nouvelle " culture des armes à l'anglaise ",
les armes affluent en Grande Bretagne. Le trafic international est
financé par une demande soutenue dépassant largement
les besoins de la pègre et des terroristes. Manifestement,
cette source d'approvisionnement illégale est également
alimentée par la demande d' " honnêtes citoyens "
refusant de se laisser désarmer. Ainsi, le " ban "
aurait finalement pour effet de faire " sponsoriser "
l'armement de la pègre par les " honnêtes
sujets de Sa Majesté " !
Début 2000, il avait été estimé que
le nombre d'armes détenues illégalement en Grande
Bretagne avait doublé dans les 4 dernières années
pour atteindre le chiffre de 3 millions, depuis cette estimation
semble devoir être revue à la hausse.
Le 4 novembre 2000, le ministre Charles Clarke a dévoilé
un nouveau train de mesures de contrôle des armes. Une de
ces mesures est la création d'un fichier national avec les
noms et adresses des détenteurs légaux d'armes à
feu. Ces informations sont déjà enregistrées
dans les fichiers des services de police au niveau local, mais comme
les crimes avec armes augmentent, le gouvernement y répond
en créant un nouveau fichier d'honnêtes citoyens. Et
si la criminalité continue à augmenter, il sera toujours
possible de ficher également ceux qui n'ont pas déclaré
d'arme.
Pourquoi cette obstination dans l'erreur ? Le " ban "
n'était justifié par aucune nécessité.
Si le Royaume Uni connaît depuis longtemps un niveau de violence
supérieur à celui des pays voisins, l'usage illégal
des armes à feu était rare. Contrairement à
la France, au Canada et au Japon, le taux de suicide est relativement
bas et l'emploi d'arme à feu à cette fin exceptionnel15
. S'il est probable que les politiciens britanniques qui dans
les années 1920 et 1960 ont prôné le " Gun
Control " étaient sincères et ne voulaient
pas détruire le tir sportif16. Ils ont naïvement
ou cyniquement préparé la confiscation d'aujourd'hui.
Quel est l'objectif réel du " ban " ?
Les raisons d'ordre public ou de sécurité sanitaire
ne pouvant être invoquées, Dunbane7 a servi
de prétexte. Le " motif valable " du
" ban " serait donc d'éviter qu'un déséquilibré
perpétue un massacre avec une arme à feu. Mais cette
allégation n'est pas plus valable. Les hommes n'ont cependant
pas attendu l'invention de l'arme à feu pour se massacrer.
Personne ne peut affirmer que Hamilton n'aurait pas pu exécuter
son forfait par d'autres moyens. Si demain, Timothy Mac Veig et
Terry Nichols 17 font des émules en Grande Bretagne,
est-ce que les produits courants utilisés pour confectionner
leur bombe disparaîtraient des rayons ?
Ce serait faire injure au Gouvernement du très pragmatique
Tony Blair d'envisager qu'il fasse preuve d'un aveuglement puéril,
il convient de rechercher un mobil plus objectif.
La Grande - Bretagne connaît depuis longtemps une violence
sans merci que ce soit dans les stades ou de la part des " éco-warriors18 ".
Ces délinquants sont connus et les différents gouvernements
de Sa Majesté ont eu à leur égard une mansuétude
dont n'ont pas bénéficié les détenteurs
légaux d'armes de poing. Ce faisceau de présomptions
semblerait donc confirmer la théorie du professeur Eric Werner19. Le
pouvoir encourage le désordre, le subventionne, non pas pour
lui-même, mais pour assurer un nouvel équilibre, un
nouvel ordre dont il est le fondement et au maintien duquel il concourt.
L'ordre par le désordre, voilà la formule (théorie
du chaos). Désordre politique, mais aussi moral, social,
culturel, car tout se tient en la matière. Autant que possible,
le pouvoir s'emploie à brouiller les cartes, à priver
les individus de leurs repères coutumiers. L'objectif est
de les déstabiliser, de les rendre étrangers à
leur propre environnement. La réalité les fuit, leurs
sens sont anesthésiés. Ils ne savent même pas
bien souvent de quoi l'on parle. Parfois aussi c'est l'émeute,
les casseurs entrent en scène. Mais, là encore, seul
le pouvoir semble échapper à l'universelle dissolution.
L'individu se raccroche donc à lui comme à une bouée
miraculeuse. C'est son seul recours, l'unique point fixe émergeant
encore dans la tourmente. Il est prêt à sacrifier sa
liberté dans son obsession sécuritaire, " pour
un plat de lentilles ".
Il est clair que les prohibitionnistes veulent créer une
société de victimes désarmées.
La politique britannique sur les armes a merveilleusement réussi
pour empêcher d'acquérir des armes " légalement ",
mais se révèle complètement inefficace pour
empêcher l'obtention d'armes à feu, que ce soit en
les " important " clandestinement ou en les
fabriquant secrètement, et leur utilisation criminelle.
Commentaire du ministre Charles Clarke au sujet du nouveau plan
anti-criminalité britannique, en préparation, " notre
système de contrôle des armes à feu est le plus
sévère au monde et ces nouvelles mesures augmenteront
son efficacité. " Nous pouvons donc nous attendre
au pire ! Loin de réduire la criminalité ou même
d'écarter tous risques de massacres de masse, le " ban "
est une contrainte liberticide dont les effets les plus perceptibles
sont le développement d'une culture criminelle des armes,
touchant principalement les jeunes, l'essor d'un trafic illicite
et une " para militarisation " de la police,
dénoncée par des leaders de " communautés "
comme Delroy Brown. Il est douteux que les rédacteurs de
la directive 91/477/CEE du Conseil du 18 juin 1991 aient voulu favoriser
une telle évolution en prévoyant que: " Les
Etats membres peuvent adopter dans leur législation des dispositions
plus strictesÖ " (article 3).
Ainsi en moins de 25 ans, le Royaume-Uni est passé d'un état
- providence en quasi - faillite à un état policier
presque performant.
1 http://www.guardianunlimited.co.uk
2 les promoteurs de la loi exagèrent un peu, la Roumanie
du temps de la dictature de Ceaucescu avait des lois encore plus
sévères.
3 une arme à feu est impliquée dans moins de
1 % des viols, qu'elle ait ou non été utilisée
pour perpétrer le crime.
4 En France (60 millions d'Habitants),
au cours des 8 dernières années connues entre 1990
et 1997, il y eut 18 morts par homicides avec armes de poing ( source
INSERM) : 2.252 / an. Avec 42 cas annoncés, l'Angleterre
et le Pays de Galles (50 millions d'Habitants) ont un taux
d'homicides par arme de poing de 0.084 / 100 000, contre 0.0037
/ 100 000 pour la France.
N.B. : l'INSERM ne publie aucune donnée après
1997 pour cause de grève. Si les taux français ont
connu une forte hausse depuis cette date la question de l'efficacité
du décret du 16 décembre 1998, qui soumet au régime
de l'autorisation la totalité des armes de poing, serait
également à étudier.
5 John Lott, économiste et senior research scholar
à la Yale Law School.
6 Comme en Australie, dès les 12 premiers mois qui
ont suivi le ban.
7 Le 13 mars 1996, à Dunblane, Perthshire en Ecosse,
un chômeur du nom de Thomas Hamilton, dirigeant de Boy-scout
remercié et " blackboulé " par
le club de tir local, a le feu ouvert avec quatre pistolets dans
le gymnase de l'école primaire tuant 16 enfants en bas âge
et leur institutrice, avant de se suicider. 13 enfants ont survécu
à l'assaut. Le motif invoqué aurait pu être
la vengeance contre la communauté qui l'avait exclu.
Ce massacre est le pire meurtre de masse en Grande Bretagne depuis
la fusillade où Michael Ryan assassina 16 personnes à
Hungerford, Berks, neuf ans auparavant.
8 Scarman Centre, département de
l'Université de Leicester, créé en 1988 spécialisé
dans la recherche et l'enseignement en matière de sécurité
publique et sanitaire et sur l'étude des risques majeurs.
Assez proche du lobby Gun Control, assène des évidences,
du style une arme peut tuer, mais évite les inepties habituelles
aux autres officines du genre du 43 : 1. http://www.le.ac.uk/scarman/cp.html
9 Thorstein Bunde Veblen (1857-1929),
économiste américain. Selon lui, la société
était divisée en deux classes antagonistes :
les "prédateurs" et les "travailleurs",
les premiers exploitant les seconds.
10 Sir Robert " bobbie "
Peel (1788-1850), Premier ministre conservateur britannique. Comme
Ministre de l'Intérieur, il procéda à la réorganisation
des forces de police métropolitaines de Londres, dont les
membres furent appelés "bobbies", d'après
son prénom.
11 Voir le " cas Tony Martin " dans Action
Guns n° 237 de novembre 2000
12 L'IRA a annoncé détenir un " arsenal "
inférieur à 1000 armes, à titre de comparaison
le FLN n'aurait jamais détenu au plus fort de la " Guerre
Civile " entre 1956 et 1962 plus de 20 000 armes en Algérie.
Les 3 Millions d'armes illicites en Grande Bretagne ne doivent donc
pas être en totalité, loin de là, en possession
de la pègre et des terroristes.
13 Au Japon, où les armes à feu sont pratiquement
interdites depuis leur introduction par les Portugais au XVI° siècle
et où il n'y a qu'un peu plus d'un demi-million d'armes (air
comprimé compris) détenues légalement, la police
a constaté depuis quelques années que la moitié
des saisies d'armes illicites concerne des citoyens sans antécédent
judiciaire.
14 Sur la tendance qu'ont certaines catégories de la
population à se comporter collectivement de façon
irrationnelle, voir les articles d'Olivier Achard (www.guns-world.net)
et de Claire Joly (http://www.pierrelemieux.org).
15 En 1994, le Royaume Uni a annoncé, à l'ONU,
un taux de suicides 7,55/ 100 000 et de seulement 0,33/ 100 000
par armes à feu, soit 4,41 %. Ce sont les meilleurs résultats
des pays développés après l'Espagne (5,92),
mais où près de 10 % des suicides réussis l'ont
été au moyen d'une arme à feu. ( source :
Enquête des Nations Unies)
16 Voir P. Lemieux " Le droit de porter des armes "
(ed. Les Belles Lettres) http://www.pierrelemieux.org
17 Deux terroristes qui firent exploser, à Oklahoma
City en avril 1995, un véhicule détruisant l'Alfred
Murrah Building, un immeuble administratif fédéral
abritant le Bureau de l'Alcool, du Tabac et des Armes à Feu,
ainsi qu'une crèche (168 morts dont 19 enfants et 674 blessés).
18 " eco-warriors " - factions violentes
de l'écologisme dur, dont les agissements rappellent ceux
d'autres groupuscules ayant sévit sur le Continent dans les
années 20, mais dont l'incidence financière fait plutôt
penser à des méthodes mafieuses. Cette violence extrême
est une spécificité britannique en Europe.
19 Eric Werner " L'avant-guerre civile "
(ed. L'age d'homme)
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