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15/09/2000
DES BOUFFONS AUX CHAROGNARDS.
1ère PARTIE: Le But et la Méthode.
Si depuis plus d'une décennie, de nombreuses études
et enquêtes ont vainement essayé de relier le niveau
de la criminalité au nombre d'armes régulièrement
détenues, aucune n'a pu établir une relation de causes
à effets. Au contraire, il a été démontré
que non seulement le nombre d'armes détenues n'était
pas un facteur criminogène, mais qu'une politique de liberté
en matière de détention et de port d'armes pouvait
avoir un résultat positif sur le niveau de la criminalité1.
Le fait qu'un rapport2 de 27 pages portant sur 47 états,
représentant 3,7 milliards d'individus soit 65 % de la population
mondiale, établi l'évidence avérée qu'une
législation restrictive sur les armes est totalement inefficace
pour lutter contre la criminalité, n'a pas empêché
la publication d'un autre document3 l'année suivante
proposant de réglementer au niveau mondial l'acquisition
et la détention d'armes par les civils. Ces deux rapports
font suite à la résolution 1997/28 du Conseil économique
et social des Nations Unies intitulées " Actions
successives sur la réglementation des armes à feu
dans le but de prévenir la criminalité et la sécurité
publique". C'est sur la proposition d'un délégué
japonais que les groupes de travail ont entrepris d'inclure les
armes des particuliers dans leur étude et d'émettre
des propositions sur la question, y compris pour les armes anciennes4.
Dans tous les pays5 développés, Etats-Unis
inclus, on constate une baisse de la criminalité violente,
même si des faits divers tragiques et fortement médiatisés
font croire le contraire. Nous pouvons donc nous interroger sur
la motivation réelle d'un contrôle des armes à
un moment où leur emploi criminel devient de plus en plus
résiduel, sauf aux Etats-Unis où il est pourtant en
forte régression.
Il n'y a aucun lien entre le nombre d'armes légalement détenues
et la criminalité. Aux Etats-Unis, les plus forts taux de
criminalité sont enregistrés dans les Etats et les
villes les plus prohibitionnistes. Des pays comme Israël, la
Suisse, la Finlande ont une réglementation sur les armes
libérale et une délinquance réduite. Au contraire,
des pays comme le Mexique, la Jamaïque, la Malaisie où
les armes sont pratiquement interdites pour les particuliers, connaissent
un taux de violence très élevé.
Une preuve supplémentaire de l'inconsistance du problème
sécuritaire nous est fourni par les partisans du contrôle
des armes eux-mêmes. Devant le petit nombre d'homicides
par armes à feu ñ U.S.A. exclus ñ et de leur
faible part dans le niveau global de la criminalité ñ
U.S.A. inclus ñ nos ennemis essayèrent de faire croire
que les armes à feu occasionnent beaucoup d'accidents. La
première surprise passée devant ce nouveau canular,
il a été facile de se rendre compte que dans tous
les pays5, les armes à feu occasionnent un nombre
d'accidents mortels de beaucoup inférieur aux homicides d'une
part et d'autre part que les activités ludiques qu'elles
permettent sont parmi les plus sûres des exercices de plein
air. Ces activistes tentent donc de déplacer le sujet sur
le terrain de la santé publique, domaine moins facilement
quantifiable!
LE BUT.
Les raisons invoquées peuvent varier mais le but ultime
reste le même, le désarmement des citoyens. L'alibi
sécuritaire est un leurre,. aucune des trois raisons invoquées,
criminalité, accidents et santé publique ne résiste
à l'analyse:
Ce ne sont pas les armes qui créent l'insécurité,
mais les criminels.
Des enquêtes effectuées, aux U.S.A., auprès
de détenus condamnés ont fait apparaître que
ces derniers ont acquis des armes pour se défendre contre
les autres malfaiteurs et les ont utilisées, ou plutôt
exhibées pour intimider leurs victimes et les dissuader de
résister. De plus, il a été mis en évidence
que 5% des détenus pour crimes violents sont responsables
de 50 % de ces forfaits.
Dans tous les pays5 considérés, U.S.A.
inclus, les crimes perpétrés avec armes, dans la dernière
décennie du XX° siècle, représentent au maximum
environ 10% de la totalité des crimes violents. Et cette
proportion tend partout à diminuer, même dans les pays
où la délinquance augmente.
Une récente étude portant sur trois zones sensibles
aux Etats Unis a montré que les jeunes possédant régulièrement
des armes sont moins tentés par la délinquance et
la consommation de drogue.
Dans tous les pays5, les détenteurs réguliers
d'armes sont par définition des honnêtes citoyens,
puisque dans le cas contraire ils ne seraient pas autorisés
à en détenir.
En France, le rapport Cancès confirme ce fait : <<
il ressort qu'il n'y a pas de lien direct entre le nombre des
armes détenues à titre sportif et les atteintes à
la sécurité >>.
Maria Heil, porte-parole des "Second Amendment Sisters"6
a bien résumé la question, lors d'une réunion
de son mouvement fin août 2000: "Il n'y a pas d'épidémie
de violence avec armes. Il y a une épidémie de violence."
Les activités ludiques pratiquées avec des armes sont
moins dangereuses que la majorité des sports de plein air.
En France, si la quasi majorité des accidents dus aux armes
à feu sont des accidents de chasse, il faut souligner:
Que la chasse cause moins de décès et de blessés
que la randonnée, sans parler des sports nautiques ou de
montagne infiniment plus risqués.
Contrairement à une idée reçue, ou du moins
entretenue, les chasseurs Français avec un taux d'accidents
mortels de # 2,8 / 100 000 se classent très honorablement
en Europe, juste derrière les Allemands ( # 2,7 / 100 000
). Plus de 95 % de ces décès en France, concernent
les chasseurs eux-mêmes.
Quant aux tireurs sportifs de loisir ou de compétition, ils
sont proches du zéro défaut.
Consciente que les risques sont faibles, les compagnies d'assurances
se contentent de primes modiques. En France, ces primes sont de
l'ordre de 100 F par an pour la chasse ( dommages des chiens inclus
) et moins de 10F pour le tir.
La santé publique.
Là où la farce et la
fraude se rejoignent le plus, c'est bien dans cette ultime tentative
de rattacher le niveau de suicides à la disponibilité
des armes à feu.
Le Japon où le nombre d'armes à feu disponible dans
le public a de tous temps été insignifiant détient
le record mondial du taux de suicide.
Au Canada7, Le contrôle des
armes restrictif n'a pas réduit le taux de suicides. En dépit
d'une législation sur les armes à feu de plus en plus
rigoureuse, le taux de suicides canadien reste plus élevé
qu'aux Etats-Unis. Les suicides causent pratiquement 75% des morts
par armes à feu au Canada et 90% en France, mais dans les
deux pays les trois-quarts de tous les suicides sont commis par
d'autres moyens8. De plus, des enquêtes ont établi
que certains décès enregistrés comme des 'accidents'
(noyade, circulation, chutes, empoisonnements, etc., ) sont très
probablement des 'suicides déguisés'. Par opposition,
il est très difficile de 'déguiser' un suicide par
arme à feu, ceux-ci sont donc certainement sur-représentés
dans les statistiques officielles de suicides.
Les motivations réelles des activistes du contrôle
des armes n'est donc pas sécuritaire. Une publication
de cette mouvance nous éclaire un peu sur leurs objectifs
véritables: "il est vrai que le problème des
armes légères nécessite une approche multidimentionnelle,
il pourrait s'agir là d'une composante
importanteÖL'application d'une initiative de cette nature
soulève d'autres interrogations: en guise d'exemple, quel
serait son lien avec le projet d'une cour criminelle internationale?
Il faut la situer dans un contexte d'une stratégie plus
large comprenant la consolidation de la paix et l'engagement
de mener à terme des initiatives en coursxÖ"
(SECURITA, juillet 1998 )
Dans cet esprit, le Canada et le Japon mènent un " plan
bien ciblé 2" au sein des Nations Unies
pour désarmer les civils dans le monde. Si la principale
organisation officielle prônant le contrôle
des armes est américaine5, le Bill of
Rights de 1791 interdisant toute attaque frontale contre les
propriétaires d'armes, le Canada sert de laboratoire et le
Japon de bailleur de fonds pour pratiquer une stratégie des
'dominos' et faire adopter là où c'est possible des
lois liberticides tirant un profit macabre de la moindre tragédie
où les armes sont impliquées ( voir le cartoon de
Kevin Tuma ).
Il est impensable que ces actions internationales puissent être
menées sans l'assentiment et le concours de l'administration
Clinton - Gore. Aussi, le mardi 7 novembre est une date cruciale,
la N.R.A et H.C.I l'ont bien compris et la question des armes est
devenue un thème majeur de la campagne présidentielle
américaine. Et nous sommes tous concernés. Et c'est
bien la preuve que le contrôle des armes n'est pas un problème
de sécurité, mais de société.
LE PIEGE.
Les zélotes du Contrôle des armes tendent un piège
en 4 temps ( voir le cartoon de Kevin Tuma ):
Des restrictions anodines.
Les divers gouvernements ont commencé par édicter
des restrictions apparemment de bon sens pour limiter le libre accès
aux armes à certaines catégories d'individus sensés
présenter des dangers pour eux-mêmes et pour la société.
Devant l'inefficacité, évidente et prévisible,
de ces réglementations pour enrayer la criminalité
ces restrictions ont été de plus en plus étendues,
avec toujours aucun effet sur la criminalité. Si ces mesures
prisent individuellement ne constituaient que des tracasseries bénignes
et souvent à la limite du ridicule, leur multiplication et
leur cumul constituent vite des entraves de moins en moins supportables.
Surtout si elles s'accompagnent de contraintes financières,
discriminatoires ou vexatoires, à l'exemple du règlement
( Bill ) AB 273 que le Sénat de l'Etat veut actuellement
imposer en Californie et qui prévoit entre autre la prise
des empreintes digitales de tous détenteurs d'armes de poing!
Même, le Gouverneur Gray Davis (D), partisan zélé
du contrôle des armes est très réservé
sur cette mesure en cette année électorale.
L'enregistrement des armes.
Loin d'être simplement anecdotique, l'enregistrement prépare
la confiscation. En effet, cette mesure n'affecte que les citoyens
respectueux des lois et ne fournit pas de renseignements sur les
caractéristiques balistiques des armes. En fait, ceux sont
les propriétaires légaux d'armes qui sont enregistrés
avec l'inventaire des armes qu'ils possèdent! L'utilité
pour la sécurité publique d'une telle procédure
est donc des plus limitée et son coût prohibitif.
Des limitations des plus en plus sévères.
L'introduction de critères arbitraires frappant d'interdit
certaines armes et l'introduction d'une notion tout aussi artificielle
de "motif valable" pour pouvoir détenir une arme,
accompagnés d'un harcèlement administratif croissant
tend à réduire le nombre de détenteurs légaux
de plus en plus rebutés par ces tracas constants et injustifiés.
Devant cet effondrement provoqué de leur marché, les
professionnels qui n'auront pas été acculés
à la faillite, ne pourront survivre que grâce aux marchés
publics.
La Prohibition totale.
Progressivement par le double effet des limitations des armes permises
et des détenteurs autorisés, le but réel sera
atteint, l'interdiction de toutes les armes à feu mêmes
anciennes. C'est l'idée même d'homme libre armé
qui est insupportable à ces intégristes totalitaires.
Prompte à s'auto amnistier de leurs fautes, ces intégristes
prônent des peines disproportionnées pour les simples
détenteurs pacifiques d'armes. Il faut souligner que sous
leurs pressions, dans plusieurs pays la seule possession irrégulière
d'une arme, même archaïque, est passible de dix ans de
prison. Devant, la démesure des peines certains jury refusent
de prononcer un verdict de culpabilité!
Un vieil agriculteur britannique, victime de nombreux vols par effraction,
n'a pas eu cette chance. Il a abattu son cambrioleur et a été
condamné à la prison à perpétuité,
cette année. L'outrance de telles peines incite aux pires
excès et il ne faut s'étonner que le lynchage, et
pas seulement médiatique, réapparaisse dans ce pays.
" Quand le nombre de lois s'accroît,
le nombre de délinquants se multiplie" ( Lao Tsu)
1 John R. LOTT jr, est professeur d'économie à
la Law School ( école de droit ) de la très renommée
Université de Yale, il est également l'auteur de nombreux
ouvrages dont le célèbre "More Guns, Less
Crime: Understanding Crime and Gun Control Laws."
2 Document " United Nations Economic and Council, ref
E/CN 15/1997/4 du 7 mars 1997. Commission on Crime Prevention and
criminal Justice, 6° session, Vienne, 28 avril-9 mai 1997"
Pour en savoir plus voir:
http://www.uncjin.org/Documents/documents.html
Cible d'avril 1999 : article de maître Philippe MULOT ( pages
10 et 11 )
3 Document " United Nations Economic and Council, ref
E/CN 15/1998/4 du 29 Septembre 1997. Commission on Crime Prevention
and criminal Justice, 7° session, Vienne, 21-30 avril 1998"
Pour en savoir plus voir:
http://www.uncjin.org/Documents/documents.html
Cible de Juillet 1999 : article de maître Philippe MULOT (
pages 11 à 13 )
4 Voir La Gazette des Armes de Juin 2000, l'article de J.J.
BUIGNE.
L'ONU / Comité spécial sur l'élaboration d'une
convention contre la criminalité transnationale organisée
( 9° cession, Vienne, 5 - 16 juin 2000 ), propose à l'article
2 b) la définition suivante:
"Toute arme à canon [ portative ] [ létale
] qui propulse un coup de feu, une balle ou un projectile, par
l'action d'un explosif, ou qui est conçue pour ce faire ou
peut être aisément transformée à cette
fin, à l'exclusion des armes à feu anciennes ou de
leurs répliques. Les armes à feu anciennes et de leurs
répliques sont définies comme telles par le droit
interne. Cependant, les armes à feu anciennes n'incluent
en aucun cas les armes fabriquées après [
1870 ] [ 1899 ].
Les termes entre crochets [ ] sont encore à débattre.
5 Nos recherches portent sur cinq pays développés
: Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Canada, Australie et Japon
et sur un pays émergeant, le Brésil.
6 Second Amendment Sisters ( les Soeurs en faveur du
second Amendement : www.sas-aim.org/
) est une association féminine créée en 1999
pour répliquer au mouvement favorable à un stricte
contrôle des armes, la Million Mom March, de l'activiste
démocrate Donna Dees-Thomases, aussi baptisée Mediatized
Misinformed Mom.
7 Al Smithies, Research Director, Ontario Handgun Association
"Ten Myths About Gun Control"
( source CILA : http://www.cila.org
)
8 En France, le moyen le plus employé est la pendaison,
responsable d'un tiers des suicides réussis.
9 Ces initiatives font suites au succès sur une
initiative canadienne, de l'interdiction sous l'égide de
l'ONU des mines anti-personnelles et visent un désarmement
mondial même des forces régulières.
Pour en savoir plus, consulter le site : http://www.haguepeace.org
10 H.C.I. : Handguns Control Inc,
familièrement baptisée aussi: Hitler Coming
Immediately
2ème PARTIE: De la FARCE à la FRAUDE.
Tout laisse croire que les pouvoirs publics laissent volontairement
des trous dans la réglementation sur les armes. C'est ce
qu'observe Colin GREEWOOD11, ancien chef d'une police
provinciale anglaise et spécialiste de la législation
sur les armes qui note << des phénomènes
récurrentsÖ A peine adoptée, la nouvelle loi
est critiquée pour son incapacité à réduire
l'emploi des armes à feu par les criminels. Or, non seulement
l'usage criminel des armes à feu n'était pas en hausse,
mais la loi n'avait pas visé, et ne pouvait pas viser, cet
objectif. Afin de justifier de nouveaux contrôles, on blâme
les lois antérieures de n'avoir pas atteint des objectifs
inavouables.>>
Dans les principaux pays5 concernés, les multiples
règlements sur les armes ont été toujours édictés
dans la plus grande précipitation, sous le coup de l'émotion
et de la pression médiatique. Une inflation de textes a rendu
l'ensemble contradictoire, voire incohérent. Il faut souligner
que contrairement à une légende complaisamment entretenu,
il y a environ 24 000 textes régissant les armes, aux U.S.A.!
En France, depuis le début de la V° République, nous
avons recensés 107 textes publiés aux J.O. de l'Ordonnance
n° 58-917 du 7 octobre 1958 à l'Arrêté du 25
mai 1999, soit près de 4 par an.
Si l'adage << il vaut mieux entendre le bruit sec d'un
parapluie qui s'ouvre, que le son sourd d'une carrière qui
s'effondre >> est souvent de mise et l'incompétence
de certains rédacteurs en la matière est patente,
un flou volontaire semble laissé pour permettre aux assujettis
de biaiser12 et les dissuader de s'opposer trop vigoureusement
à la violation délibérée de leurs droits
fondamentaux, en principe garantis par la Constitution.
Si parmi les activistes du contrôle des armes les utopistes
sont à foison, les cyniques ne sont cependant pas absents.
Il est impensable que les technocrates chargés de concevoir
et de faire appliquer ces mesures liberticides contre les droits
les plus élémentaires n'aient pas constaté
que toutes ses nouvelles restrictions ont eu partout un double effet:
La délinquance a augmenté en Australie, en Grande-Bretagne
et même au Japon;
Au Japon13, longtemps réputé pour sa faible
criminalité, le nombre grandissant de vols en général
s'accompagne d'un développement encore plus aiguë des
vols à main armée. Les crimes deviennent plus violents,
plus sérieux.
Un marché d'armes clandestin s'est développé
d'autant plus fortement que le nombre d'armes nouvellement prohibées
était faible avant leur interdiction.
C'est ainsi qu'en Grande-Bretagne14, où il y avait
environ 200 000 armes de poing enregistrées avant leur prohibition,
la police estime que 2000 à 2500 armes de ce type sont importées
clandestinement chaque mois et que le stock d'armes à feu
illégal serait, au début de l'an 2000, de l'ordre
de 3 millions! Cette accumulation semble excessive pour les seuls
besoins de l'IRA et de la pègre britannique.
Hiroyuki Fujimura, le directeur dans la Division d'Armes à
feu de l'Agence de Police Nationale nippone a déclaré
cette année que " Depuis 1994 ou 1995, il y a eu
un changement notable, de plus en plus, d'armes à feu sont
en possession des particuliers." De fait, 42 % des saisies
d'armes illégales l'année dernière concernaient
des citoyens ordinaires13.
Une confirmation supplémentaire de l'inefficacité
du contrôle des armes est apportée par une étude
récente ( 2000 ) , publiée dans le Journal de l'Association
Médicale Américaine15, qui conclut que
la loi Brady de 1994, limitant les achats d'armes n'a pas eu d'effet
sur les taux d'homicides par armes à feu et le taux de suicides
dans les états qui ont eu précédemment des
contrôles plus souples.
Le seul effet du contrôle des
armes semble donc d'ouvrir de nouveaux débouchés à
la pègre. Il était déjà de notoriété
publique que " quand les armes sont hors la loi, seuls les
hors la loi ont des armes", maintenant ils s'enrichissent
en prime!
Devant ces constats, nous pouvons paraphraser le général
Briquemont16 " Si on avait voulu accroître
rapidement l'insécurité et renforcer les délinquants,
on ne pouvait pas appliquer une meilleure stratégie que celle
des lobbies du contrôle des
armes".
Le prétexte sécuritaire masque ainsi des desseins
plus pervers. Il s'agit d'un véritable combat culturel, un
réel re-engineering social, un changement de paradigme17.
Aucun débat objectif ne peut avoir lieu sur la question de
la sécurité, qui n'est en aucun cas en cause. Non
contents de répandre dans les médias "une
véritable escroquerie pseudo scientifique2",
ces intégristes s'ingénient à contrecarrer
les mesures réalistes susceptibles d'améliorer réellement
la sécurité comme le port d'arme caché ( Carry
Concealed Weapons),
les lois dites " Project exile18 "
ou le programme de formation "Eddy Eagle19".
Comme nous le confirme un de nos correspondant québécois:
"Toutes les raisons ont été invoquées
: pertes d'emplois dans les domaines du commerce de l'armurerie,
dans le domaine du tourisme et de l'hôtellerie, baisse de
revenus des permis de chasse et permis de pourvoiries, prolifération
du gibier devenant incontrôlable et occasionnant des dégâts
aux cultures et aux élevages etc..
Rien ne les détourne de leur "MISSION SACREE":
désarmer le Monde."
Ainsi ceux qui se posent en défenseurs du bonheur du genre
humain se soucient peu de spolier des millions d'honorables citoyens,
d'acculer à la faillite et au chômage des dizaines
de milliers d'honnêtes travailleurs dans de nombreux secteurs
économiques.
Aucun compromis n'est possible.
Comme le proclame, fort justement, le sénateur LE CAM ( PC
)20 " on ne négocie pas avec ceux qui
veulent vous supprimer , on les combat."
11 Cité par le professeur Pierre LEMIEUX "Le droit
de porter des armes"
( les belles lettres ñ iconoclastes - 20; 217 pages; 95 F
)
12 Cette pratique est connue des contribuables français
soumis à un système fiscal viable que grâce
à l'existence d'une multitude de 'niches' et à
qui à chaque nouvelle pression fiscale il est annoncé
l'intolérable pour leur faire admettre l'inacceptable.
13 Les lois de contrôle des armes au Japon sont traditionnellement
dures et remontent à 1588, seulement quatre décennies
après que les premières armes à feu soient
arrivées du Portugal. La simple possession d'un pistolet
et d'une cartouche est passible d'une peine de prison de 3 à
15 ans, et les lois sur les armes ont été renforcées
trois fois depuis 1991.
Source: Washington Post Foreign Service Friday, August 11, 2000;
Page A17
"Gun Use Intrudes on Japanese Serenity" par
Doug Struck
14 Source: Sunday Times (UK) 16 janvier 2000 "Killings
Rise As 3m Illegal Guns Flood Britain"
par Jon Ungoed-Thomas
15 Source: Washington Post : http://washingtonpost.com/wp-dyn/articles/A18885-2000Aug1.html
"reports in the Journal of the American Medical Association"
16 La citation exacte du général Francis Briquemont,
ancien commandant en chef des casques bleus en Bosnie "
Si on avait voulu provoquer cette catastrophe humanitaire et
une déstabilisation, on ne pouvait pas appliquer une meilleure
stratégie que celle de l'OTAN". ( Citée par
Alexandre del Valle in "Guerre contre l'Europe" ;
Edition des Syrtes )
17 Pascal BERNARDIN "L'empire écologique ou
la Subversion de l'écologie par le Mondialisme."
( réf : 80 0525 ) de Pascal Bernardin 145 F ( franco ).
Valmonde librairie BP 65-60732 Sainte Geneviève Cedex
téléphone 0 803 840 200 et fax 01 40 54
13 05
18 " Project exile " : Mesures initiées
en Virginie et copiées depuis dans d'autres Etats visant
à "exiler" les "félons"
( grands criminels ) des principales métropoles urbaines,
en les incarcérant si nécessaire. Cette initiative
a permis de faire baisser le taux d'homicide de 30 %, en 1998, à
Richmond ( Va ), première ville à l'adopter.
19 "Eddy Eagle" : programme de formation
de la N.R.A. en faveur des jeunes, très axé
sur la sécurité.
20 Séance du Sénat du mardi 23 mai 2000 ( 88°
séance de la session ordinaire de 1999-2000 )
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