"Si vous ne vous battez pas pour le droit quand il est
possible de vaincre facilement sans effusion de sang, si vous ne
voulez pas vous battre quand la victoire est sure et pas trop coûteuse,
il pourrait arriver que vous deviez vous battre avec toutes les
chances contre vous et seulement une faible chance de survivre.
Il se pourrait même, que vous vous retrouviez dans une situation
encore pire : vous pourriez avoir à vous battre quand il
n'y a aucune chance de victoire, car il vaut mieux périr
que de vivre comme des esclaves." Winston Churchill
Adressez à vos députés les
textes suivants:
1 lettre (2 pages)
1 liste d'annexes avec préambule(1page)
1 fiche sur l'application du décret 95 modifié
(3 pages)
1 analyse des décès par armes à feu (6
pages)
La lettre, la fiche d'annexes, la fiche sur l'application du décret
95 sont téléchargeables sous forme de fichier .rtf
lisible par la plupart des traitements de textes. L'analyse des
décès n'est téléchargeable pour une
question de compatibilité des tableaux qui y sont inclus
que sous format .html:
Suivant des errements constants, le gouvernement va soumettre au Parlement,
en urgence, subrepticement et dans la précipitation, un projet
de loi modifiant partiellement le décret-loi du 18 avril 1939,
" fixant le régime des matériels de guerre,
armes et munitions ".
En décidant de présenter sans concertation préalable
des professionnels et des associations représentatives, ce
projet de loi mêlant des dispositions disparates et modifiant
entre autres la réglementation des armes, le gouvernement persiste
ainsi dans une " belle cacophonie de contrôles et
d'interdictions dont le criminel n'a que faire mais qui accablent
l'honnête citoyen. ".
L'exposé des motifs, liant le nombre d'armes à feu et
l'insécurité et assénant nombre de certitudes
sans étayer aucunement ces allégations, laisse planer
une forte suspicion sur les motifs réels de ce projet de loi.
La communauté des amateurs d'armes ne saurait adhérer
à un tel dessein.
Depuis plus de deux décennies, la réglementation des
armes a connu de multiples modifications, à une cadence moyenne
d'un nouveau texte par an. Cette accumulation rend l'ensemble incohérent.
La multiplication de mesures de plus en plus restrictives démontre
leur inanité. Pourquoi persister dans l'erreur ?
Les exemples de l'Australie, du Royaume-Uni et de l'Etat de Californie
montrent que l'adoption d'une législation restrictive est toujours
suivie d'une augmentation sensible de la criminalité et de
la " délinquance " violente.
Plutôt que de remédier à la multiplication
des agressions avec arme ou sans armes, les dispositions que l'on
veut vous faire adopter semblent viser les adultes, tireurs et détenteurs
légaux, en leur imposant de nouvelles et superfétatoires
contraintes dans l'acquisition et la détention d'objets inanimés,
dénués de dynamisme propre et exempts de risques intrinsèques.
Il est inacceptable de légiférer sur une question
aussi importante, mettant en cause les droits fondamentaux garantis
par notre Constitution, sans aucune étude sérieuse
préliminaire et sans concertation préalable. Le projet
qui vous est soumis porte une atteinte grave à la liberté
de commerce et enfreint iniquement les " droits naturels
et imprescriptibles de l'Homme ". En particulier, le droit
de propriété et la liberté des citoyens respectueux
des lois sont directement transgressés par les dispositions
de ce projet et la sûreté, elle-même, risque
d'être compromise.
Les électeurs ne sont d'ailleurs pas dupes. Nombre de démagogues
qui ont voulu porter atteinte aux droits fondamentaux des propriétaires
légaux d'armes ont été désavoués.
Al Gore a ainsi démontré que l'on peut parfaitement
perdre une élection, tout en s'attribuant un bon bilan économique.
En France, si le maire de Corbeil-Essonnes a été réélu
au premier tour, nombre de ceux qui se sont distingués par
leurs prises de position anti-armes ont perdu leur Mairie. Les citoyens,
détenteurs d'armes ou non, veulent des décisions politiques
efficaces, en matière de sécurité comme pour
d'autres problèmes, pas de grandes déclarations idéologiques,
surtout si ces dernières violent les Libertés Publiques.
Qu'en serait-il, s'il était démontré que les
effets de telles décisions sont inverses aux intentions proclamées ?
Persuadé que vous saurez vous opposer à toutes mesures
enfreignant nos droits fondamentaux tant que le caractère
" nuisible à la société "
de leur exercice n'a pas été objectivement établi.
Dans l'attente de pouvoir lire votre réponse et l'exposé
détaillé de votre position sur ce sujet, je vous prie
d'agréer, (Madame Monsieur) le Député, l'expression
de mes sentiments de haute considération.
(signature)
Adresses utiles : pour tous renseignements complémentaires,
vous pouvez contacter le secrétariat commun de deux associations
représentatives, l'Association De Tireurs et l'Union Française
des amateurs d'Armes.
A.D.T. - U.F.A. : 8 rue du Portail de Ville, 38 110 LA TOUR DU PIN
- Tél : 04 74 83 20 75 Fax : 04 74 97 62 88 e-mail: ccra@infonie.fr
ANNEXES.
A. / PREAMBULE.
Ce n'est pas en s'en prenant aux détenteurs d'armes respectueux
des lois que la délinquance va reculer.
Ce n'est pas ça l'attente des Français.
L'affirmation que le nombre d'armes, détenues par les honnêtes
citoyens, est un facteur d'insécurité, est fausse. Non
seulement aucune étude n'a établi une telle causalité,
mais plusieurs recherches ont établi l'inverse. Des études
universitaires ont démontré que plus d'armes engendre
moins de crimes. En 1993, une enquête du bureau de la justice
juvénile et de la prévention de la délinquance
du ministère de la Justice des Etats-Unis, donc de l'Administration
Clinton, a mené une étude sur 4 000 " jeunes "
et a conclu que les enfants qui détiennent légalement
armes à feu, avec l'accord parental, ne commettent pas de crimes
avec une arme à feu (aucun cas constaté), ont un taux
de délinquance et de consommation de drogues beaucoup plus
faible. En revanche, les " jeunes " qui se procurent
illégalement des armes ont des taux de délinquance,
même sans implication d'armes à feu, plus élevés
que les premiers et que ceux qui ne possèdent pas d'armes à
feu. De même, les statistiques montrent que les contrées
qui restreignent le droit aux armes connaissent très rapidement
une flambée de la délinquance violente (Australie, Royaume-Uni,
CalifornieÖ) et que depuis 10 ans le nombre d'armes privées
disponibles croît d'environ 5 millions d'unité par an,
aux Etats-Unis, et durant la même période les homicides
ont baissé de 30 %. Il est également notable que les
fusillades aveugles, fortement médiatisées ces dernières
années, ont généralement lieu dans des Etats
ou des comtés où le port d'armes cachées (CCW)
n'est pas admis ou y est discrétionnaire, et toujours dans
des lieux où la détention d'armes est prohibée.
Une loi Fédérale interdit d'introduire des armes dans
certains locaux, dont les bâtiments d'enseignement et de culte.
La France a à la fois une tradition Républicaine du
Peuple en Armes et une culture ludique des Armes. Seules les armes
non-automatiques, catégories B, C et D, selon la classification
de l'Annexe I de la directive du Conseil du 18 juin 1991, sont accessibles
aux simples citoyens. Ces " objets inanimés, dénués
de dynamisme propre " ne présentent pas plus de risque,
même en de mauvaises mains, que bien des produits vendus librement
en grandes surfaces.
Ainsi, prétendre vouloir limiter d'une manière ou d'une
autre le nombre d'armes détenues par les citoyens respectueux
des lois constitue une violation flagrante de l'article 5 de la Déclaration
des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 et à partir de
là de l'ensemble des droits fondamentaux garantis à
l'article 2 de cette même Déclaration, préambule
de la Constitution de 1958.
Le véritable enjeu, concernant les armes à feu, est
de trouver un moyen pour en réserver l'accès aux personnes
qui " ne sont pas susceptibles de présenter un danger
pour eux-mêmes, l'ordre public ou la sécurité
publique ", sans développer le marché noir,
ni inciter les délinquants à recourir à des moyens
de substitution, beaucoup plus meurtriers que des armes non-automatiques..
B. / LISTE DES ANNEXES.
I. / APPLICATION DU DECRET n° 98-1148 du 16 décembre 1998
II. / COMMENTAIRES SUR LES MOTIFS DU PROJET DE LOI " pour
la sécurité quotidienne " (Volet " Armes ").
III. / DECES PAR ARMES A FEU ( Accidents, homicides et Suicides).
APPLICATION DU DECRET n° 98-1148 du 16 décembre 1998
Le décret n° 98-1148 du 16 décembre 1998, modifie
l'article 2 du décret n° 95-589 du 6 mai 1 995, et classe
en 4° catégorie " armes dites de défense " :
une arme de chasse : fusil à répétition
manuelle par action sur le devant,
une arme de tir : pistolet à un coup à percussion
annulaire.
Ce texte comme sa circulaire d'application du 17 décembre
1998, sont attaqués en Conseil d'Etat.
La circulaire d'application du 17 décembre 1998 précise
bien " Les actuels détenteurs de ces armes doivent,
pour pouvoir les conserver, se conformer aux dispositions de l'article
30 du décret précité du 6 mai 1995 ",
mais ajoute " Vous n'autoriserez la conservation de ces
armes que si leurs détenteurs justifient soit de la pratique
du tir sportif, soit d'un motif de défense légitime
et fondé. "
La circulaire d'application du 4 mai 1999 interprète de manière
encore plus restrictive en considérant que le cas est similaire
à " une demande d'autorisation de droit commun
au sens de l'article 23 paragraphe 1° du même décret " du
6 mai 1995 et poursuit " cette différence, par
rapport au décret du 6 mai 1995, s'explique par l'objectif
de sécurité publique poursuivi par le Gouvernement :
il n'a pas paru souhaitable de prévoir un régime de
disposition transitoire et dérogatoire dans le décret
du 16 décembre 1998. "
Cette interprétation semble abusive, puisque l'article 30
du décret du 6 mai 1995 dispose :
" Peuvent être autorisés à conserver
leurs armes les détenteurs d'armes acquises comme armes de
5ème, 7ème ou 8ème catégorie et classées
ultérieurement à l'achat en 1ère ou 4ème
catégorie.
Cette autorisation rédigée conformément au
modèle fixé par l'arrêté prévu
à l'article 121 ci-dessous ne peut être délivrée
que si la demande en est faite dans le délai d'un an qui
suit l'entrée en vigueur de la décision portant classification
des armes comme armes de 1ère ou de 4ème catégorie. "
Ce texte ne détermine aucune condition ni quant aux motifs,
ni quant à la catégorie, ni quant au nombre d'armes
concernées, si ce n'est " la demande en est faite
dans le délai d'un an qui suit l'entrée en vigueur
de la décision " soumettant l'arme à autorisation
administrative. En revanche, l'article 121 impose à l'administration
des conditions de forme qui n'ont pas été respectées
(cf. ß III)I. / Cas des fusils à canon lisse à
pompe.
La circulaire d'application du 17 décembre 1998 affirme " s'agissant
du tir sportif, vous refuserez la demande de conservation si l'arme
en cause est un fusil à pompe, ce type d'arme ne correspondant
en aucun cas à une discipline sportive. "
Ce qui est manifestement faux, comme l'atteste une lettre, du 11
avril 2000, émanant de la Fédération Internationale
du Tir aux Armes Sportives de Chasse. Il ressort que les différents
règlements en vigueur " permettent l'utilisation
de tous les fusils de chasse de calibre inférieur ou égal
au calibre 12 et dont la longueur de canon est au moins de 66 cm ",
et qu'il " n'y a aucune restriction sur le type de chargement,
qu'il soit manuel, automatique ou à pompe ".
Il faut concéder que le plus grand délire règne
en matière de fusils à pompe.
Le rapport Cancès n'est pas exempt de critiques en la matière.
En suggérant que " le CLASSEMENT EN 4e CATÉGORIE
(sous le régime de l'autorisation) des FUSILS À POMPE,
serait de nature à restreindre la circulation et l'usage
de ces armes (peu utilisées par les chasseurs) au sein des
bandes de jeunes délinquants " monsieur l'Inspecteur
Général Cancès commet au moins une erreur et
une méprise :
Les fusils à répétition manuelle dit à
pompe sont les armes de chasse les plus utilisées dans le
monde et par environ 300 000 chasseurs français selon le
président de l'Union des Fédérations Départementales
de Chasseurs de l'époque.
En admettant que les bandes de jeunes (et anciens) délinquants
respectent la réglementation, ce dont il est légitime
de douter, ce n'est pas cela qui restreindra la criminalité.
Le but est-il de restreindre les crimes perpétrés
avec un fusil à pompe ou l'améliorer la " sécurité
quotidienne " ? La prohibition risque fort d'induire
un double phénomène, observé ailleurs dans
des cas similaires, un effet de substitution et le développement
du marché noir. Si un fusil à pompe vaut sur le marché
" officiel " environ 3000 F, un Mac 10 - arme
automatique de petit format - s'échangerait clandestinement
en Grande-Bretagne pour 120 £ (# 1200 F).
Il faut dire que la plus grande confusion découle des statistiques
avancées.
La phrase qui fit florès et qui a été reprise
par deux fois à l'Assemblée Nationale : " Selon
M. Claude SCHLINGER, président de la compagnie nationale
des experts en armes et munitions, 60 % des expertises effectuées
à la suite d'un crime et/ou d'un délit, commis avec
une arme à feu dans les banlieues, concernent des fusils
à pompe " est fort imprécise dans sa rédaction
et erronée. Imprécise puisqu'en réalité,
il ne s'agit que de la centaine d'armes expertisées par monsieur
SCHLINGER, lui-même, et non par les quelques 80 experts de
la Chambre syndicale et que les armes en question étaient
des armes à canon lisse et non uniquement des fusils à
pompe.
Mais cette information était si alléchante que manifestement
personne n'a cherché à la vérifier ni à
la rapprocher des autres données :
" Le laboratoire de police scientifique de Paris a expertise,
en 1996 et 1997, 2 000 armes dont 46 % avait été saisies
dans le cadre d'infractions à la législation sur les
armes (essentiellement affaires de port et détention d'armes
prohibées) Parmi celles-ci on dénombrait 22 % de fusils
à pompe. Soit 204 fusils, " essentiellement "
en 4° catégorie puisque selon les dispositions de l'article
57-1° du décret du 6 mai 1995, " Le port et
le transport des armes d'épaule Ö des catégories
5, 7 et 8 sont libres. "
" Les laboratoires interrégionaux de police scientifique
de Lille, Lyon, Toulouse et Marseille ont examiné, en 1997,
1 339 armes, parmi lesquelles : 431 étaient en vente libre
(dont de nombreux fusils à pompe) ". Donc 908 soumises
à autorisation, contre moins d'un tiers d'armes " en
vente libre ", parmi lesquelles un certain nombre de " fusils
à pompe ". Combien ?
II. / Cas des pistolets à 1 coup à percussion annulaire
dont le canon > à 28 cm.
Conformément aux directives de l'administration centrale,
les préfets n'ont accordé des autorisations qu'aux
tireurs sportifs remplissant les conditions prévues à
l'article 28 du décret du 6 mai 1995. C'est à dire
que les détenteurs légaux de pistolet acquis en 7°
catégorie se sont retrouvés dans la situation de quelqu'un
qui devenait " propriétaire par voie successorale
ou testamentaire d'une arme de la quatrième catégorie "
(décret du 18/04/1939 art. 15)
Cet état de fait engendre des situations ubuesques :
des tireurs occasionnels qui pratiquaient pendant leurs vacances,
le tir à l'arme de poing, simplement soumises à déclaration,
ne peuvent plus le faire puisque toutes les armes de poing sont
désormais soumises à autorisation. La contrainte d'effectuer
des tirs contrôlés espacés de 2 mois étant
incompatible avec leurs activités. Il ne serait pas crédible
de prétendre que le tir leur servait de prétexte pour
acquérir une arme de poing, puisqu'ils les avaient acquises
librement, seule la déclaration était obligatoire
depuis le décret du 6 mai 1995.
des tireurs sportifs appelés pour des raisons professionnelles
ou par le service national, à séjourner à l'étranger,
remplissant les conditions de l'article 28, et qui demandaient à
" être autorisé à conserver leurs
" pistolets acquis comme armes de 7° catégorie,
comme l'attestait le récépissé de déclaration,
se sont vu refuser l'autorisation de détention quand ils
ont précisé qu'ils sollicitaient bénéficier
des dispositions de l'article 30 et non de l'article 28 du décret
de 1995 (cf. ß III)III. / Conditions d'application de l'article
30.
La circulaire d'application du 4 mai 1999 impose au préfet
une procédure contestable quant à la délivrance
d'autorisation pour les pistolets aux seuls tireurs sportifs
" c ) Au plan pratique, le détenteur d'une arme
reclassée par le décret du 16 décembre 1998
qui souhaite la conserver doit en faire la demande selon les règles
de droit commun.
La demande de conservation-détention doit être présentée
sur un imprimé n° 5 et l'autorisation, si elle est délivrée,
doit être établie sur un imprimé n° 6 et
non sur un imprimé n° 13, ce dernier ne concernant que
les mesures transitoires et dérogatoires des articles 116
et 118 du décret du 6 mai 1995.
L'imprimé n° 8, bien que faisant référence
à l'article 30 précité, n'est pas approprié
dans la mesure où il ne mentionne pas de durée et
où il n'est utilisable que pour les autorisations au titre
de la défense puisqu'il prévoit un nombre de cartouches
limité à 50. Par conséquent, il est préférable,
dans tous les cas, d'utiliser l'imprimé n° 6 en barrant
les mentions inutiles. "
Une simple lecture des textes réglementaires en vigueur montre
que la position du ministère de l'Intérieur manque
de base légale et commet une erreur manifeste d'appréciation
des circonstances de faits et de droit de la cause :
L'article 30 ne fixe aucune condition de forme, aucun motif et aucune
limitation quant à la durée de validité, au
nombre ou au type d'arme "acquises comme armes de 5e, 7e ou
8e catégorie et classées ultérieurement à
l'achat en 1e ou 4e catégorie".
La seule exigence à respecter étant que : "la
demande en est faite dans le délai d'un an qui suit l'entrée
en vigueur de la décision" ; ce que j'ai accompli le
15 décembre 1999.
Les autorisations au titre de la défense relevant de l'article
31 du décret du 6 mai 1995 doivent être délivrée
sur un modèle 6. (arrêté du 14 août 1995).
L'article 45 du décret du 6 mai 1995 ne fixe aucune limite
temporelle à la validité des autorisations accordée
au titre de l'article30.
L'article 35-I du décret du 6 mai 1995, prévoit une
dotation de 50 cartouches non seulement pour les autorisations accordées
au titre de l'article 31, mais également au titres des articles
25, 26, 29 et 30.
Dans le cas présent, s'agissant de munitions de calibre 22
RF, classées en 7° catégorie, leur acquisition
est libre et ne nécessite donc aucune autorisation (arrêté
du 11 septembre 1995).
Les préfectures sont restées sourdes à cette
argumentation et s'en sont tenues aux instructions des circulaires
du 17 décembre 1998 et du 4 mai 1999 qui violent manifestement
le décret du 6 mai 1995 et méconnaissent le décret
loi du 18 avril 1939.
Délibérément, à partir de 1998, les
auteurs des circulaires d'application du décret du 6 mai
1995 modifié, ont promulgué des instructions modifiant
le texte précité en altérant sa portée
et en restreignant dans raisons les droits fondamentaux des citoyens.
Manifestement, différentes instructions du ministère
de l'intérieur ont incité les préfets à
confondre, en matière d'autorisation de détention
d'armes, " appréciation discrétionnaire "
et décision arbitraire. Il serait temps que le législateur
fasse qu'ils aient " compétence liée "
dans ce domaine.
DECES PAR ARMES A FEU.
Manifestement, lorsqu'on est incapable de résoudre
un problème réel, on recherche une menace imaginaire.
Le péril étant inexistant, on escompte pouvoir annoncer
l'avoir vaincu. C'est manifestement, une des causes, mais pas la
seule, du projet de loi relatif à la sécurité
quotidienne.
" Tout d'abord, le gouvernement entend
s'opposer à une croissance du nombre d'armes à feu,
qui - rappelons le - provoquent près de 4 000 décès
chaque année en France, par homicide, accident ou suicide. "
Avec une technique de désinformation confirmée,
il est procédé à l'amalgame de faits sans rapport
entre eux (autre que l'arme) et asséné des affirmations
non fondées. C'est comme si pour les décès
dus à l'automobile, il était confondu les accidents
de circulation, les suicides, les poursuites avec les forces de
l'ordre, les accidents sur circuit et les " rodéos ".
D'après les données en notre possession
(Base SC 8, INSERM de 1979 à 1997) le nombre de décès
pour les 3 rubriques semble exagéré. D'autant plus,
que ces données concernent les décès survenus
sur le territoire français, non les évènements
qui s'y sont produits. Il convient également de préciser
que les données de l'INSERM constatent la date du décès
et non celle du fait générateur.
Ð ACCIDENTS.
En France, traditionnellement, les accidents occasionnés
par les armes à feu surviennent essentiellement lors de partie
de chasse La pratique du tir sportif, de compétition comme
de loisir, est une activité très sure. Le seul accident
mortel survenu, ces dernières années, à été
causé par l'explosion d'un pistolet défectueux, ce
n'est donc pas à proprement parler d'un accident causé
par un projectile d'arme à feu.
Cependant, les chasseurs français sont,
avec les Allemands, les plus sûrs d'Europe. De même,
la chasse est, parmi les activités de plein air, une des
moins risquées.
Les activités pratiquées avec des armes à
feu ( tir & chasse ) occasionnent moins de morts ( # 40 morts
par an ) que d'autres loisirs de plein air.
Décès
(1)
Disparus
(2)
Total
(1) + (2)
Blessés
Alpinisme
41
4
45
235
Descente en cayon
2
2
63
Escalade
4
4
38
Randonnée
46
10
56
696
S/Total
92
14
104
1032
Nautisme
500
N.C
N.S
N.S
TOTAL
592
N.S
N.S
N.S
Source : PLAISIRS DE LA CHASSE N¡ 573 04/00
Les chutes occasionnent à elles seules près
de 10 000 décès par an en France, ce qui relativise
grandement les morts par armes à feu.
En revanche, il conviendrait de s Ôinterroger
sur la brusque augmentation du nombre d'accidents en 1996 et 1997.
Il serait hardi d'imputer ses tristes " records " aux
dispositions du décret du 6 mai 1995, mais il faut tout de
même constater que l'enregistrement d'armes librement détenues
depuis leur création, n'a pas évité les accidents
et ni responsabilisé les imprudents, bien au contraire.
MOY.
[1986-95]
1995
1996
1997
H
48
44
68
78
F
4
5
12
8
Tot.
52
49
80
86
Source : INSERM
Les données de 1996 et 1997, doivent interpeller,
le nombre de décès le plus élevé entre
1985 et 1995 est de 66 et c'est une exception. Les résultats
de la décennie tournent autour de 50 avec un minimum de 39
décès en 1990.
Le peu d'impact, voire les effets néfastes,
d'une réglementation coercitive est donné par le Japon
qui a annoncé dans une enquête de l'ONU, 10 décès
accidentels pour 550 000 armes régulièrement détenues
dans le pays, soit un taux de 1.8/100 000. A
l'échelle française (hypothèse : 20 M
d'armes) cela correspondrait à 364 décès, soit
7 fois plus qu'actuellement et à l'échelle des Etats-Unis
( 250 M d'armes) à 4 545 morts !
Le " World Forum on the Future of Sport Shooting
Activities ", qui a étudié sérieusement
la question, propose une démarche qui semble avoir un certain
succès : prise de conscience des risques par les détenteurs
d'armes et formation par des programmes adaptés.
" Ce n'est pas par la réglementation
qui réduira le nombre d'accidents : c'est l'entraînement
et la formation sur le maniement des armes. "
La France, avec une moyenne de 52 accidents mortels,
aurait un taux de 0.087 / 100 000, bien inférieur
au taux moyen constaté par l'ONU dans son enquête internationale
sur la réglementation des armes à feu qui est de 0.2
/ 100 000.
Ð HOMICIDES.
Cette rubrique est elle-même un agrégat
d'évènements divers, où sont additionnés
les règlements de compte entre truands, des actions terroristes,
des meurtres relevant du grand banditisme, des crimes domestiques
comme des interventions légales. Il ne semble pas que des
données plus détaillées soient disponibles
dans le public. Compte tenu de l'hétérogénéité
des composantes de cette rubrique d'une part et d'autre part du
faible nombre des observations, il est difficile de tirer des
conclusions fines. Cependant, il est notable que le nombre d'homicides
par armes à feu a décru au cours des 5 dernières
années connues (1993-1997) :
1993
1994
1995
1996
1997
Moy.
H
171
164
165
151
130
156
F
95
89
96
92
84
91
Total
266
253
261
243
214
247
Homicides par armes à feu (source INSERM)
Et il s'agit d'une tendance de long terme, comme
le montrent les moyennes mobiles (3 ans ; 5 ans et 10 ans),
après un sommet en 1984 (342) le nombre d'homicides
par armes à feu suit un trend décroissant pour atteindre
un point bas (214) en 1997, dernière année
connue.
Moyennes
Mobiles
1981
1986
1991
1996
1997
Moyenne mobile 3 ans
216
310
254
252
239
Moyenne mobile 5 ans
291
250
251
247
Moyenne mobile 10 ans
270
251
245
Homicides par armes à feu (source INSERM)
Pour la période traitée par l'INSERM
(1979 à 1997), la moyenne est de 254 homicides ( 165 hommes
et 89 femmes). Si nous pouvons constater une forte augmentation
+ 73 % entre 1981 et 1984 ( + 144 décès) dans la
première moitié des années 80, puis une baisse
de 1986 à 1987 et des hausses isolées en 1989 et
1993, le trend semble s'être stabilisé à une
moyenne de 250 décès / an dans la dernière
décennie connue. Après la brusque hausse constatée
à partir de 1982 pour cumuler à 342 décès
en 1984, la moyenne des 3 premières années, traitées
par l'INSERM, 216 décès, n'a pu être retrouvée.
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
Moy.
H
140
149
183
229
211
176
170
134
174
169
173
F
58
95
97
113
100
101
102
81
101
78
93
Total
198
244
280
342
311
277
272
215
275
247
266
Homicides par armes à feu (source INSERM)
Cependant, il faut constater que 85 % des homicides
constatés en France ne sont pas dus aux armes à
feu, et que le nombre de morts causées sans l'emploi d'un
objet quelconque est nettement supérieur. Ainsi, près
d'un homicide sur quatre est réalisé par coups et
blessures volontaires contre un sur six au moyen d'une arme à
feu. A notre connaissance, aucune information n'existe sur l'origine
des armes utilisées. Déjà, en 1998, dans
son rapport l'Inspecteur Général Cancès déplorait
le " défaut de statistiques fiables (l'état "4
001", recueil des statistiques des crimes et des délits
centralisés par la Direction Centrale dela Police
Judiciaire ne distingue pas les catégories d'armes dans
les infractions commises avec arme à feu). Il ne semble
pas que la situation ait évoluée depuis. Ce qui
tenterait de démontrer la relativité du problème.
Homicides
1995
%
1996
%
1997
%
MOY.
%
Dont par armes à feu
261
14.87%
243
15.77%
214
17.30%
239
15.82%
Dont par coups et blessures
volontaires suivis de morts
419
23.88%
370
24.01%
274
22.15%
354
23.43%
TOTAL
1 755
1 541
1237
1511
Source Ministère de l'Intérieur et
INSEM
A la lecture de ces données officielles,
du Ministère de l'Intérieur et de l'INSEM, il est
difficile de prétendre que " les ventes d'armes
de chasse et de fusils à pompe augmentent et les incidents
dramatiques se multiplient à délai de plus en plus
rapproché, symptômes d'un désordre social
et d'une insuffisance de la loi. "
Il faut noter que la phase descendante amorcée
en 1985, après le record historique de 1984 (342 décès)
s'est poursuivie après l'arrêté du 8 janvier
1986 ait reclassé en 8¡ catégorie, un certain nombre
d'armes dont certaines étaient jusqu'alors soumises à
autorisation. Ce fait, parmi d'autres, tend à démontrer
que la violence n'augmente pas nécessairement en cas de
libéralisation de la réglementation et que les criminels
ne s'approvisionnent pas dans le circuit légal, même
s'il est entièrement libre.
La France, avec une moyenne de 247 homicides,
aurait un taux de 0.41 / 100 000, infiniment
moindre que taux moyen constaté par l'ONU dans son enquête
internationale sur la réglementation des armes à
feu qui est de 4.47 / 100 000, plus de 10
fois moins.
Ð SUICIDES.
Dans tous les pays développés,
même aux Etats-Unis, les suicides par armes à feu
constituent la majorité des morts par "balle". Aussi, les
lobbies anti-armes mettent en avant une raison de " sécurité
sanitaire " avec les mêmes techniques de désinformation.
Même Thomas Gabor, référence
des lobbies anti-armes canadiens, dans son " rapport sur
la littérature concernant en particulier le Canada "
étudiant " les conséquences de la disponibilité
des armes à feu " (1994) reconnaît qu' " il
fautfaire preuve de prudence en rapport avec la question
de la disponibilité des armes à feu et la question
des taux de suicide ". Les études de la " littérature "
citées sont pratiquement partagées quant à
l'incidence de la disponibilité des armes sur les suicides.
Une étude plus récente (1999) de Jean Caron, traitant
du suicide par armes à feu en Abitibi-Témiscamingue
(Québec) avant et après l'application de la réglementation
sur l'entreposage sécuritaire des armes à feu montre
que les plus de 45 ans n'ont pas changé leur mode de suicides
et que chez les jeunes le taux de suicides a augmenté,
surtout par pendaison chez les hommes et par empoisonnement chez
les femmes.
La France, avec une moyenne de 2800 suicides,
aurait un taux de 4.6 / 100 000, nettement
supérieur au taux moyen constaté par l'ONU dans
son enquête internationale sur la réglementation
des armes à feu qui est de 1.34 / 100 000,
avec un maximum de 7.23 / 100 000. Mais ce
taux moyen recouvre des pays aux cultures et aux niveaux de vie
très différents. Le taux global de suicides communiqué
par l'étude de l'ONU est de 10.95 / 100 000
et, à l'exception du Japon, tous les pays au-dessus
de ce taux moyen sont européens ou anglo-saxons. Mais le
pourcentage moyen de suicides par armes à feu qui est de
18.66 % est largement dépassé
par des pays qui ont un taux global de suicides inférieur
à 5 / 100 000.
Si nous comparons deux pays européens
de cultures proches, l'Espagne et la France, nous constatons :
ces deux pays ont plus d'un million de chasseurs et la même
densité ( ~ 1 chasseur / 13-14 hommes de 16 à
90 ans), mais que le taux global de suicides est en Espagne de
5.92 / 100 000, dont 0.55
/ 100 000 par armes à feu, contre respectivement
19.2 / 100 000 et 4.6
/ 100 000 en France.
Quand nous savons que le Japon, où les
armes à feu ont été prohibées depuis
leur introduction au XVIème siècle, a
un taux de suicide qui se situe régulièrement autour
de 20 / 100 000, soit près de 25 000
victimes dont environ 50 par arme à feu, il est difficile
de prétendre qu'il y a une corrélation quelconque
entre le nombre d'armes détenu et le taux de suicides.
En France, il y a entre 120 000 et 150 000 tentatives
de suicides annuelles et de 11 000 à 12 000 suicides réussis,
avec un maximum en 1993 (12251 décès )et 1994 (12041décès
). Mais près de 40 % de ces suicides réussis sont
du à la " pendaison, strangulation et asphyxie "
(code CIM E953), soit 2 suicidés sur 5 contre 1 / 5 par
arme à feu.
La France qui est dans le peloton de tête
des pays développés en la matière, connaît
un problème de suicides pas d'armes à feu. Nous
pouvons constater que le nombre de suicides réussis reste
relativement constant. Les " suicides par submersion "
(code CIM E954) diminuent ( -26% en 10 ans), et les " suicides
par armes à feu et explosifs " (code CIM E955) stagnent,
mais les désespérés ont recours à
d'autres modes, pendaison, saut d'un lieu élevé
ou se précipiter sur un objet en mouvement (train, métro
etc..)
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
MOY.
Pendaison
4373
4363
4221
4242
4307
4554
4416
4405
4374
4409
4366
Submersion
1174
1070
1021
1025
991
948
1061
969
897
867
1002
Armes à Feu
2623
2818
2725
2737
2745
3123
2981
2943
2588
2556
2784
TOTAL
11599
11715
11403
11502
11644
12251
12041
11819
11279
11139
11639
(source INSERM)
Ð TOUS MOYENS.
De ces éléments, nous pouvons conclure :
1) Qu'il est faux de prétendre que
les "armes à feu, É provoquent près
de 4 000 décès chaque année en France,
par homicide, accident ou suicide. "
En réalité de 1979 à 1997
(L.T.), les homicides, accidents et les suicides, cumulés
ont occasionné moins de 3000 morts annuels " par armes
à feu " (2979) dont près de 90 % (2664)
dus aux suicides. Cette tendance se confirme sur les 3 dernières
années connues (C.T.) avec une baisse, relative et absolue,
des homicides ( C.T. : 239 et 7.95% ; L.T. : 254
et 8.52%), une forte hausse des accidents ( C.T. : 239 et 7.95% ;
L.T. : 254 et 8.52%) et une stagnation des suicides ( C.T. :
239 et 7.95% ; L.T. : 2664 et 89.45%).
1995
1996
1997
Moy.
%
HOMICIDES
261
243
214
239
7.95 %
ACCIDENTS
49
80
86
72
2.39%
S/Total
310
323
300
10,34%
SUICIDES
2943
2588
2556
2696
89.66%
TOTAL
3253
2911
2856
3007
100 %
(source INSERM)
2) Qu'il est mensonger de déclarer
que la " croissance du nombre d'armes à feu "
serait un " facteur d'insécurité "
!
Tout d'abord, en France au cours de la décennie
90, sous l'effet combiné de directive européenne,
de lois et de règlements liberticides le nombre de professionnels,
armuriers, importateurs et fabricants est en forte diminution et
les quantités d'armes mises sur le marché ont chuté
des deux tiers. L'évolution de la délinquance a manifestement
suivit le mouvement inverse.
En revanche aux Etats Unis, où 5 millions
d'armes sont vendus par an, la criminalité a diminué
fortement.
Les exemples de l'Australie, du Royaume-Uni et
de l'Etat de Californie montrent que l'adoption d'une législation
restrictive est toujours suivie d'une augmentation sensible de la
criminalité et de la " délinquance " violente.
Aussi, " l'exemple britannique [ mais également
Australien, Californien et d'autre] nous incite à ne plus
hésiter ", adoptons une législation cohérente
et libérale.
Le " théorème de Lott "
semble universellement vérifié " plus d'armes,
moins de crimes ".
3) Qu'il est fallacieux d'alléguer
que le niveau de violence contre soi-même ou envers autrui
dépend de la sévérité de la réglementation
des armes !
Le niveau de la criminalité est généralement
élevé dans les contrés où la réglementation
sur les armes est stricte. Ce constat vaut pour les Etats souverains,
comme pour les Comtés des Etats-Unis. Le tableau ci-dessous
montre que les pays les plus violents ont des taux de suicides faibles
Taux pour 100 000
PAYS
Avec armes à feu
Suicides
Homicides
Taux
Homicides
Taux
Accidents
Taux
Suicides
Taux global
%
armes à feu
Taux global
%
armes à feu
Brésil
25,78
0,75
0,44
0,63
70 %
29,17
88 %
Colombie
53,99
s.r.
1,86
3,67
51 %
70,92
76 %
Jamaïque
18,23
0,12
0,36
1,46
25 %
31,60
58 %
Costa Rica
2,57
0,29
1,61
6,54
25 %
5,52
47 %
Trinité & Tabago
3,42
0,54
0,08
8,08
1 %
9,48
36 %
Australie
0,36
0,11
2,38
12,77
19 %
1,92
18,82
Canada
0,6
0,13
3,35
12,88
26 %
1,99
30 %
Espagne
0,19
0,26
0,55
5,92
9 %
1,58
12 %
Finlande
0,87
0,12
5,78
27,28
21 %
3,25
27 %
France*
0,41
0,08
4,60
19,20
24 %
2.52
16 %
Pérou
1,06
0,02
0,1
0,42
24 %
1,41
75 %
Pologne
0,27
0,01
0,16
14,23
1 %
2,61
10 %
Royaume Uni
0,13
0,02
0,33
7,55
4 %
1,40
9 %
Japon
0,03
0,01
0,04
17,93
0,22
0,60
5 %
Source : Nations Unis " enquête
internationale sur la réglementation des armes à feu "
(ed. 1998)
( sauf pour la France, qui n'a pas répondu à l'enquête,
données de l'INSERM et du ministère de l'Intérieur,
moyenne 95-97)
N.B. : L'étude
de l'ONU porte selon les pays sur les années 1994 à
1995, donc avant les lois restrictives
Pour la France, dans la dernière décennie,
20 % des homicides sont dus, à part pratiquement égales,
au problème Corse et au grand banditisme, lié principalement
aux machines à sous. La part des " petits délinquants ",
généralement multirécidivistes et passant au
crime, est difficilement quantifiable. Mais l'importance des coups
et blessures ayant entraînés la mort laissent supposer
que cette part est loin d'être négligeable.
Le nombre d'accidents avec armes ne concernant
(sauf au Brésil) que quelques dizaines de cas par an et recouvrant
des situations fort diverses, ne peut donner lieu à une étude
statistique fiable.
Les données croisées du tableau ci-dessus
montrent qu'il n'existe aucun lien (coefficient de corrélation
négatif) entre les homicides et les suicides, que l'on considère
les faits avec armes à feu ou globalement.
Ce résultat mathématique prouve qu'il
est artificiel d'amalgamer les suicides et les homicides d'une part
et qu'il est déloyal de prétexter que les armes influent
d'une manière ou d'une autre sur la sécurité
publique ou sanitaire.
4) Qu'il est erroné de soutenir que
les armes à feu sont le moyen le plus meurtrier à
la disposition des criminels !
Des exemples tragiques, malheureusement non exhaustifs,
montrent qu'il existe des moyens plus radicaux que les armes à
feu.
Oklahoma City, (Ok) le 19 avril 1995, l'explosion
du bâtiment fédéral, Alfred P. Murrah, 168 morts
dont de nombreux enfants d'une crèche.
Israël, 14 février 2001, un bus a été
lancé sur la foule dans une volonté délibérée
de tuer, 8 morts.
Santa Barbara, (Ca) le 23 février
2001, un étudiant fonce sur plusieurs condisciple avec sa
voiture, 4 morts.
Pour mémoire, parmi la douzaine de " fusillades
aveugles " qui ont endeuillé les U.S.A. entre 1997 et
1999, seulement Mark Barton a pu réaliser seul, avec des armes
à feu, un massacre supérieur à celui du bus avec
9 morts, Atlanta, (Ga) le 29 juillet 1999. Les 2 jeunes déments
de Littleton, Co, ont tué 12 personnes. Mais le bilan aurait
été beaucoup plus lourd s'ils avaient utilisé
les explosifs qu'ils avaient entreposés depuis plusieurs mois
dans leur High School. Il convient également de préciser
que ces " fusillades aveugles ", en milieu scolaire, se
sont généralement déroulées dans des Etats
où le droit constitutionnel de " détenir et de
porter des armes " est enfreint et toujours dans des lieux (établissements
d'enseignement) où le simple transport d'une arme est interdit.
Une loi fédérale interdit la détention d'arme
dans certains établissements (lieux de culte, d'enseignement,
bâtiments fédéraux).
En Chine, où la détention
d'armes privées est interdite, les explosions criminelles
se multiplient dans les grandes villes chinoises du fait d'un terrorisme
hétéroclite qui va de l'indépendantiste musulman
à l'amoureux éconduit.
Ce n'est pas le moyen utilisé qui tue,
mais bien l'assassin et les armes à feu ne sont manifestement
pas le moyen le plus radical.
CONCLUSION.
Non seulement aucune base objective ne permet de
relier les problèmes de sécurité publique ou
de santé publique ni au nombre d'armes détenu par
les citoyens respectueux des lois, ni à l'évolution
de ce stock, mais toutes les prohibitions récentes en la
matière ont eu des effets inverses au but sécuritaire
qu'elles étaient sensées poursuivre.
Les raisons de cet échec prévisible
sont multiples :
Les lois n'empêchent pas la criminalité,
mais permettent d'infliger des peines pénales si elles
ne sont pas respectées. Comme les criminels utilisent les
armes pour commettre des forfaits beaucoup plus sanctionnés
que la simple détention illicite d'arme, les sanctions
en la matière même disproportionnées ne sont
pas dissuasives pour le grand banditisme, mais liberticides pour
les citoyens respectueux des lois
En violation de l'article 5 de la Déclaration de 1798,
ces lois liberticides, en interdisant des " actions
- qui ne sont pas nuisibles - à la société ",
ne pénalisent que les citoyens respectueux des lois et
sont sans effet sur les criminels. Au contraire, en favorisant
un marché d'armes clandestin ces législations iniques
contribuent à faire prospérer les trafics illicites
internationaux (drogue, traite des personnes, Ïuvres d'art, armes
Ônon ludiques') dont les connexions sont avérées.
Les lois inutiles nuisent aux lois nécessaires.
En distrayant des ressources financières et humaines pour
contrôler les citoyens respectueux des lois, les moyens
pour lutter contre les véritables fauteurs de trouble font
défaut. Quant on n'assiste pas à des dérives
condamnables au sein même des ministères chargés
de l'application des lois.
Le caractère liberticide de ces lois est tel que
des " créneaux de liberté " sont laissés
et les petits délinquants en profitent pour contourner
la loi.
Et comme l'a fait remarquer Colin GREENWOOD, ancien chef d'une
des polices régionales anglaises et spécialiste
de la législation sur les armes : " A peine
adoptée, la nouvelle loi est critiquée pour son
incapacité à réduire l'emploi des armes à
feu par les criminels. Or, non seulement l'usage criminel n'était
pas en hausse, mais la loi n'avait pas visé, et ne pouvait
pas viser cet objectif. Afin de justifier de nouveaux contrôles,
on blâme les lois antérieures de n'avoir pas atteint
des objectifs inavouables. "
Quand un bilan est dressé, il faut comparer l'actif et
le passif ! Il est toujours question des morts par armes à
feu, jamais des vies sauvées grâce aux armes, ni
de celles perdues par défaut d'armes.