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MAI 2001

Les infos par Institute for Legislative Action de la National Rifle Association (NRA-ILA), traduites par VOILA/SOFTISSIMO sont consultables, ainsi que le site original en anglais.

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2 mai 2001: Le projet de loi sur l'insécurité quotidienne est transmis au Sénat. Le gouvernement continue son travail de destruction de l'économie française. Après les licenciements chez DANONE, MARKS & SPENCER, VALEO, Air Liberté..., il attaque le secteur de l'armurerie par des limitations du commerce des armes, en particulier par correspondance, et par un accroissement démesuré des contraintes qui s'appliquent aux amateurs d'armes. Au travers de ces actions, c'est la liberté du Peuple acquise lors des révolutions contre les régimes totalitaires qu'il attaque. Une petite historique est disponible.

8 mai 2001: Au Canada, les registres des armes à feu sont confiées au secteur privé. En France, D VAILLANT propose d'en faire autant. C'est le signe de la coalition internationale du GUN CONTROL, qui de la sorte pourra centraliser les registres en dehors de toute souveraineté des états.

14 mai 2001: Au Canada, certaines personnes sont fichées, à leur insu et sans leur consentement, en violation flagrante de la Loi sur la protection des renseignements personnels.

24 mai 2001: Vous pouvez écrire aux Députés Français.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Le 8 mai 2001
LES PLANS DE PRIVATISATION DU REGISTRE DES ARMES À FEU SONT DÉJÀ EN BONNE VOIE DE RÉALISATION
« Nous avons déjà des préposés aux armes à feu 'privés'. Quelle est la prochaine étape? »
Ottawa - Hier soir, à la Chambre des communes, Garry Breitkreuz, député de Yorkton-Melville, a posé à la ministre de la Justice une question à laquelle elle ne peut pas ou ne veut pas répondre; il lui a en substance demandé la différence entre privatiser et faire appel à des ressources externes. Suite à une question qu'il a posée le 12 février, le porte-parole de l'Alliance canadienne au sujet du registre des armes à feu voudrait que la ministre de la Justice explique les raisons qui motivent son programme de privatisation et l'effet qu'il aura sur les énormes dépassements de coûts et l'efficacité du registre, un programme qui ne connaît que des ratés depuis sa création.
« La ministre n'a pas répondu aux questions soulevées dans un certain nombre de rapports depuis que nous avons rendu publique la lettre d'intérêt et les documents 'Questions et réponses' du gouvernement », a déclaré M. Breitkreuz. « Son silence au sujet de cet important dossier est assourdissant », a-t-il dit. « Pourquoi tout ce mystère? »
LE 16 FÉVRIER - Le Commissaire à la protection de la vie privée écrit en substance que l'idée que le ministère privatise le Programme canadien de contrôle des armes à feu ou le confie à des ressources externes le préoccupe beaucoup et dit avoir l'intention d'approfondir la question auprès du ministère. LE 24 FÉVRIER - La présidente du Syndicat des employés du Solliciteur général dit en substance que la GRC a mis à pied 130 employés civils travaillant au centre national d'enregistrement des armes à feu et que la mutation de 130 autres de ses employés au ministère de la Justice n'est qu'un premier pas vers la privatisation du registre. - Sun d'Edmonton LE 1ER MARS - Le National Post publie en première page un article sur un document du gouvernement qui semble contredire les assurances de la Ministre de la Justice, selon qui le gouvernement ferait appel à des ressources externes pour s'occuper uniquement de certains éléments des fonctions d'enregistrement et de délivrance des permis. Le professeur Robert Klassen, de la University of Western Ontario, a déclaré en substance au National Post que cela lui paraissait être un cas de privatisation. LE 1ER MARS - Le sergent d'état-major de la police d'Edmonton, Al Bohachyk, dit en substance que la perspective de la privatisation du registre des armes à feu est effrayante parce que rien ne garantit que des renseignements personnels n'aboutiront pas entre les mains de gens qui ne devraient pas y avoir accès. - Sun d'Edmonton LE 3 MARS - À Miramichi, 700 citoyens de la ville marchent sur le bureau du député de l'endroit pour dénoncer les mises à pied causées par la privatisation du registre des armes à feu. - Times and Transcript de Moncton LE 20 AVRIL - « L'enregistrement des armes à feu sur le point d'être privatisé », titre en substance la première page du Times and Transcript de Moncton. Un fonctionnaire de Justice Canada a déclaré que le ministère aurait terminé sa première évaluation en deux semaines.
LE 24 AVRIL - Le Times and Transcript de Moncton rapporte que le licenciement de plus de 70 employés à temps partiel des bureaux du registre commencerait dès le 6 mai, mais que le syndicat croit que le gouvernement fédéral songe à privatiser tout le système d'enregistrement des armes à feu et de délivrance des permis, en rayant tous les employés de la liste de paye fédérale sans leur garantir qu'une entreprise privée les réembauchera.
Le fait le plus alarmant révélé par les questions de M. Breitkreuz est que la Bibliothèque du Parlement a découvert qu'au Nouveau-Brunswick, sept préposés « privés » aux armes à feu travaillent déjà aux bureaux du registre et que l'un d'entre eux a même sa propre agence de détectives privés, à Fredericton. Sa lettre de nomination lui confère le pouvoir de faire des enquêtes « en examinant les dossiers de la police et en interrogeant ceux qui demandent un permis, leurs conjoints, leurs proches, leurs voisins et leurs employeurs ». Le député a ajouté en substance que le préposé / détective privé en question avait révélé à son bureau avoir dit à un journaliste qu'il vérifie les antécédents des demandeurs de permis d'armes à feu parce qu'il pense que ce serait excellent pour son entreprise. On se demande combien d'autres préposés aux armes à feu « privés » il y a au pays.
Le Commissaire à la protection de la vie privée fait présentement enquête.


Le lundi 14 mai 2001

37e Législature, 1ère Session HANSARD RÉVISÉ * NUMÉRO 061


MOTION D'AJOURNEMENT [Traduction] L'ajournement de la Chambre est proposé d'office en conformité de l'article 38 du Règlement.
LE COMMISSAIRE À LA PROTECTION DE LA VIE PRIVÉE
M. Garry Breitkreuz (Yorkton-Melville, Alliance canadienne): Monsieur le Président, le 20 février, à la Chambre, j'ai essayé d'amener la ministre de la Justice à remédier à l'injustice que constitue le fait que la banque de données de la GRC dite des PMAAF, pour personnes méritant attention relativement aux armes à feu, renferme des données concernant trois millions et demi de citoyens. Toutes ces personnes y sont donc fichées, à leur insu et sans leur consentement, en violation flagrante de la Loi sur la protection des renseignements personnels, une loi que la ministre est chargée de faire respecter.
Des sources à la GRC et à la Sûreté du Québec confirment que la banques de données des PMAAF a un taux d'erreur de 50 p. 100. Des sources à la Sûreté du Québec nous disent que les services policiers municipaux ne se conforment pas aux dispositions de l'article 5 de la Loi sur les armes à feu quand ils versent des renseignements personnels dans la banque de données des PMAAF.
Nous avons également appris de la Sûreté du Québec qu'il avait fallu huit heures à un enquêteur pour innocenter quelqu'un dont le nom avait été injustement signalé dans la banque de données. Est-ce là la culture de sécurité qu'envisageait la ministre dans son système d'enregistrement des armes à feu d'un milliard de dollars grouillant d'erreurs?
La ministre affirme avec fierté que le système a permis d'empêcher des individus potentiellement dangereux d'acheter des armes à feu ou a permis de refuser de leur octroyer un permis de possession d'arme à feu ou d'en révoquer. Comment peut-elle se vanter d'un tel succès alors qu'on pouvait faire la même chose il y a 20 ans avec le programme d'autorisation d'acquisition d'armes à feu? Comment peut-elle dire que la banque de données des PMAAF est un succès alors qu'elle renferme des renseignements qui sont erronés dans 50 p. 100 des cas?
La ministre de la Justice dit qu'elle est pleinement responsable. Or, elle ferme les yeux sur le fait que des renseignements personnels concernant trois millions et demi de Canadien sont versés dans une banque de données de la GRC qui contrevient aux sept droits en matière de respect de la vie privée garantis dans la Loi sur la protection des renseignements personnels.
Le 16 février, le commissaire à la protection de la vie privée m'a écrit une lettre de trois pages dans laquelle il faisait état de ses préoccupations à l'égard de la banque de données de la GRC concernant les personnes méritant attention relativement aux armes à feu. Voici les principaux sujets de préoccupation que M. Radwanski décrivait dans sa lettre.
1915 Premièrement, la base de données de la GRC sur les personnes méritant attention relativement aux armes à feu «contient le nom de personnes qui ne devraient pas s'y trouver et même les noms de témoins et de victimes». Deuxièmement, les informations des policiers et les données de cette base de la GRC donnent lieu à des enquêtes fondées sur «des ouï-dire non corroborés et de faux renseignements». Troisièmement, les policiers ont inscrit dans la base de données des incidents n'ayant rien à voir avec l'article 5 de la Loi sur les armes à feu. Quatrièmement, les policiers font des enquêtes inutiles parce que les fichiers de la base de données renferment des informations sur «des causes où les accusations ont été retirées et les personnes acquittées». Cinquièmement, le commissaire a écrit qu'il n'existe aucun procédé pour veiller à ce que «les entrées inexactes ou en double dans les fichiers soient retirées ou corrigées». Le dernier point que je veux soulever, quoique cette liste ne soit pas du tout complète, c'est que la base de données est structurée d'une telle manière qu'il est «extrêmement difficile pour les gens d'exercer leurs droits d'accès aux données et de correction des erreurs». Le gouvernement a dit aux Canadiens qu'ils n'avaient rien à craindre s'ils n'ont rien fait de mal. La lettre du Commissaire à la protection de la vie privée prouve que tous les citoyens ont raison de s'inquiéter et surtout les trois millions et demi qui sont inscrits dans la base de données de la GRC sur les personnes méritant attention relativement aux armes à feu. Pendant que les agents sont occupés à faire des recherches à cause d'informations inexactes et non fiables dans cette base de données, il est possible que des criminels et des individus vraiment violents échappent à la détection. Ma question est la suivante: quand la ministre compte-t-elle mettre en application les recommandations du Commissaire à la protection de la vie privée et réparer ce gâchis?
M. John Maloney (secrétaire parlementaire du ministre de la Justice et procureur général du Canada, Lib.): Monsieur le Président, le député d'en face semble convaincu que la ministre de la Justice ne tient pas compte des recommandations du commissaire à la protection de la vie privée. En septembre 1999, le ministère de la Justice a été invité par le commissaire à la protection de la vie privée à mener une enquête informelle sur les avantages et les inconvénients du programme sur les armes à feu, sous l'angle de la Loi sur la protection des renseignements personnels. L'enquête devait avoir pour objet de régler toute question en suspens, le cas échéant. Le ministère de la Justice a accepté l'invitation du commissaire. Le rapport annuel du commissaire à la protection de la vie privée révèle qu'en janvier 2000, il a entrepris une étude du registre des armes à feu, afin d'évaluer les pratiques relatives au traitement des renseignements personnels. Selon le rapport, le sous-ministre de la Justice avait bien accueilli l'étude et qu'il attendait toute observation ou recommandation pouvant aider le Centre canadien des armes à feu à répondre aux exigences qui lui impose la Loi sur la protection des renseignements personnels. Le Centre canadien des armes à feu a examiné le rapport en détail et rencontré des fonctionnaires du bureau du commissaire à la protection de la vie privée en décembre 2000. En janvier 2001, le Centre canadien des armes à feu a présenté un rapport proposant un certain nombre d'améliorations à apporter au projet de rapport. Au début du mois de mars, on n'avait toujours pas reçu du commissaire à la protection de la vie privée de réponse aux observations du centre ni aux demandes d'exemples de mauvaise utilisation de l'information. Il ne s'agit manifestement pas là, de la part du ministre, du ministère et du programme, de comportements qui, pour reprendre les propos du député, continuent de ne pas tenir compte des recommandations du commissaire à la protection de la vie privée.
Je voudrais maintenant parler du deuxième point qu'a soulevé le député, lorsqu'il a prétendu que l'utilisation de l'information pour prendre des décisions relatives à la sécurité du public, pour ce qui est de l'admissibilité à un permis d'armes à feu, dépasse l'autorité de la ministre et de la Loi sur les armes à feu. La Chambre a adopté le projet de loi C-68 après un long débat. L'article 5 de la Loi sur les armes à feu précise qu'une personne ne peut obtenir un permis de possession d'arme à feu s'il est souhaitable, pour sa sécurité ou celle d'autrui, qu'elle n'ait pas en sa possession une arme à feu décrite dans la loi.
Pour établir le cadre permettant de prendre pareille décision, la loi mentionne expressément certaines infractions au Code criminel, des infractions commises avec usage, tentative ou menace de violence contre autrui, ainsi que des infractions liées à du harcèlement criminel. Il est aussi fait mention d'infractions liées à la drogue. Il est fait expressément mention des personnes qui ont été traitées pour une maladie mentale caractérisée par la menace, la tentative ou l'usage de violence contre elles-mêmes ou autrui. Enfin, il est fait expressément mention des personnes dont l'historique de comportement atteste la menace, la tentative ou l'usage de violence contre elles-mêmes ou autrui. S'il est prouvé qu'un de ces facteurs existe, il se pourrait que le demandeur ne puisse obtenir un permis de possession d'arme à feu.
Dans l'intérêt de la sécurité publique, il est indispensable de recueillir de l'information concernant ces critères. L'exigence de l'article 5...
Le Président: La motion d'ajournement étant adoptée d'office, la Chambre s'ajourne jusqu'à 10 heures demain, conformément au paragraphe 24(1) du Règlement. (La séance est levée à 19 h 19.)

 


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